Minidrone Parrot Jumping Night

Posté le 27 avril 2016 Par Dans Drones & RC, Matériels et accessoires

[Test] Minidrone Parrot Jumping Night

Après le test du minidrone volant Airbone Cargo j’enchaine avec cette fois le roulant (et sautant) Jumping Night de Parrot.

Merci à Parrot pour le prêt du drone pour la réalisation de ce test.

Le Jumping Night en vidéo

Design, Ergonomie et Qualité

Le Jumping Night est donc un drone roulant, doté de seulement 2 grosses roues et d’un corps ressemblant un peu à un têtard. Avec la caméra telle une bouche et les lumières telles des yeux, on dirait un droïde animé.

Minidrone Parrot Jumping Night

Le Jumping Night est disponible en plusieurs coloris : Rouge, Blanc et Bleu comme le modèle que j’ai eu en test et qui se nomme Diesel. Il est possible de personnaliser l’engin grâce à des autocollants mis à disposition.

Minidrone Parrot Jumping Night

Minidrone Parrot Jumping Night

Minidrone Parrot Jumping Night

Minidrone Parrot Jumping Night

Outre son look très particulier, ce drone est plutôt léger pour sa taille mais malgré tout robuste, et sa conception protège naturellement la coque grâce aux larges roues en mousse dont vous pouvez d’ailleurs régler l’écartement dans 2 positions. N’ayez pas peur des chutes, il est d’ailleurs prévu pour puisqu’il est capable d’effectuer des bonds de 80cm en hauteur ou en longueur. Dans le pire des cas il est toujours possible d’acheter des pièces de rechange.

Il s’agit ici de la version Night, qui tient son nom du fait qu’il possède 2 leds lui permettant d’évoluer la nuit. Mais il faut également noter qu’il a des roues légèrement crantées et moins larges que celles du modèle Race, qui n’a pas de led mais qui est capable de rouler quasiment 2 fois plus vite (jusqu’à 14km/h, contre 8,5 pour le Night).

Je le trouvais bizarre au début, plus habitué à des véhicules ressemblant à des vraies voitures, mais ce look combiné à son comportement et ses bruits en font un petit animal robotique qu’on croirait doué de vie, il est finalement assez sympa.

Caractéristiques

Nom Jumping Night Drone
Dimensions 143 x 155 x 116 mm roues compactées, 186 x 155 x 116 mm roues écartées
Poids 205g
Fréquence Wi-Fi® (AC) 2,4 ou 5 GHz (portée 50m avec champ libre)
Batterie Li-Po 550 mAh
Vitesse 8,5km/h
Gyroscope oui
Accéléromètre oui
Caméra VGA (640×480) 15 images/s
Mémoire interne 4Go
Autonomie 20min
Temps de charge 25 à 90min selon méthode.

En pratique

Contrôle

Le Jumping Night se pilote avec un smartphone ou une tablette grâce à l’application FreeFlight 3. Une fois la connexion en Wifi établie, vous avez accès aux commandes et à toute une série de réglages.

FreeFlight 3

FreeFlight 3

FreeFlight 3

Grâce à la caméra embarquée, vous pouvez piloter le Jumping Night comme si vous étiez aux commandes avec le rendu directement à l’écran de votre smartphone, avec les commandes en surcouche.

FreeFlight 3

Cela change du pilotage classique en regardant le véhicule (ce qu’il est toujours possible de faire), mais cela justifie pleinement le terme de drone que l’on contrôle à distance comme si on était dedans. La résolution n’est pas sensationnelle mais tout à fait fonctionnelle et correcte sur l’écran d’un smartphone ou d’une tablette. Le fait de pouvoir enregistrer ce que le drone filme et de pouvoir récupérer la vidéo ensuite est vraiment excellent.

L’application propose aussi de consulter un historique de ses sessions et de mettre ses données à disposition de Parrot pour les comparer à celles des aux autres pilotes.

Pilotage

Vous gérez la marche avant et arrière avec la main gauche, les virages en inclinant votre smartphone ou tablette qui doit donc être équipé d’un gyroscope. Vous avez également la possibilité de réaliser des virages à 90 ou 180° à l’aide de fonctions à l’écran. Ça, c’est pour les bases. Vous avez ensuite pas mal d’options et d’actions que vous pouvez réaliser : saut en hauteur, saut en longueur, toupie, oscillations, et même une sorte de poirier que vous pouvez prolonger en roulant à la bonne vitesse.

FreeFlight 3

C’est rigolo, mais aussi très bruyant. A chaque action le Jumping Night émet des sons de sirène (le modèle Diesel a un habillage de police). Il se fait entendre aussi après une chute ou si quelque chose passe devant la caméra. C’est marrant au début mais c’est vite agaçant, et surtout ça vous empêche de piloter n’importe où, si le lieu ou les personnes présentes requièrent du calme. Heureusement il est possible de baisser voire couper le volume.

FreeFlight 3

Le Jumping Night a donc aussi la particularité de posséder 2 leds que vous pouvez allumer plus ou moins fortement, faire clignoter (avec du bruit) ou varier.

FreeFlight 3

Cela vous permet de rouler la nuit à peu près normalement, mais pas à pleine vitesse car la qualité de l’image ne vous donnera pas une super visibilité. Mais c’est original et amusant de pouvoir évoluer dans le noir. Par contre ce mode leds est au détriment de la vitesse, qui est moindre que pour le modèle Race. Ce n’est pas gênant si vous roulez en intérieur, mais le manque d’allure fera effectivement défaut lors de sessions en extérieur.

La prise en main est globalement bonne, mais diriger le drone en inclinant son smartphone ou sa tablette manque de précision, malgré les réglages de sensibilité disponibles. Je me répète souvent sur ce sujet, mais de mon point de vue le tactile des écrans, bien que vendu comme plus accessible, n’égalera jamais l’efficacité de vraies commandes physiques.

On trouve et on utilise très facilement les actions bonus, même si la plupart n’ont pas grand intérêt. Je retiens surtout le saut en hauteur, assez impressionnant.

L’autonomie annoncée est de 20 minutes, qui seront revues à la baisse si vous abusez des sauts et autres fonctionnalités gadgets. C’est surtout le temps de charge qui peut sembler long si vous n’avez pas un bon chargeur USB mais une source moins puissante.

Sans les mains

L’application FreeFlight 3 et l’OS sous Linux embarquée dans le Jumping Night offrent une option intéressante : la programmation de parcours. Vous pouvez programmer une séquence d’actions comme avancer, tourner, sauter, faire la toupie etc, et vous avez en visu le déplacement que cela représente. C’est un peu laborieux de mettre une commande au bon endroit (en dernier dans la liste), du coup j’en laissais une tout à la fin et je poursuivais ma séquence en mettant les nouvelles commandes en avant dernière ligne.

Lorsque votre parcours est prêt, le Jumping Night va l’exécuter sans que vous n’ayez plus rien à toucher. C’est ludique, c’est une autre façon de concevoir le pilotage, et ça marche vraiment très bien. Même lorsque le drone réalise un saut toupie et retombe un peu n’importe comment, il se remet dans son axe et poursuit son programme sans dévier de la trajectoire initialement prévue.

FreeFlight 3

Souvenirs

Si le Jumping Night et sa caméra vous permet de piloter comme si vous étiez dedans, il peut aussi enregistrer la vidéo dans sa mémoire interne (4Go disponibles). Une fois votre sessions terminée, vous pouvez transférer la vidéo sur votre smartphone ou tablette.

FreeFlight 3

Vous pouvez aussi très bien connecter le drone en USB à un ordinateur pour récupérer directement les fichiers dessus.

Premiers essais

Verdict

appre_ciation_4-2Le Jumping Night est un drone roulant original et amusant à piloter, avec sa caméra embarquée et sa fonction de sauts plutôt impressionnante, ainsi que les différentes actions pré enregistrées qui l’accompagnent. Dommage qu’il soit si bruyant, mais c’est un inconvénient que les réglages permettent de réduire (même avec le son coupé, l’engin reste bruyant).

Dommage aussi que les commandes se fassent avec le gyroscope du smartphone ou de la tablette, cela manque de précision et en intérieur on lui préfèrera les virages à angle droit préprogrammés. En parlant de programme, le fait de pouvoir aussi planifier un parcours, et filmer sa session, en font un produit plutôt complet et intéressant.

Je me suis bien amusé le temps du test. En revanche, contrairement au quadricoptère Airbone Cargo que j’aurais volontiers gardé après le test pour continuer de voler avec, je pense avoir fait le tour des possibilités du Jumping Night. Et à moins de refaire un peu toujours la même chose chez moi, quand je pourrais rouler sans risque de déranger, je ne vois pas trop comment faire durer le plaisir. Il y a bien la fonction Night avec les leds pour rouler la nuit, mais si c’est amusant sur le papier, quand l’utiliser, la nuit ? Impossible avec le bruit que cela fait.

Certainement que la version Race avec plusieurs potes et un parcours d’obstacles trouverait plus d’intérêt sur le long terme.

Les :

  • Un design sympa
  • Très facile à piloter
  • Les modes sauts et nuit (leds)
  • Robuste, peu de risques de le casser
  • La possibilité de filmer et faire des prises de vue
  • La possibilité de programmer un parcours.

Les :

  • Difficile bien gérer les virages avec la gyroscopie
  • Le temps de charge est long

SUGGESTION

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