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Evenements 7 min de lecture

Évènement : En route pour la Gamescom 2015 — carnet de bord et tips

Je te raconte ma Gamescom 2015 à Cologne : planning presse, 12 démos testées, budget détaillé et astuces pour tenir la journée (powerbank obligatoire).

Par James LaFleur ·
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J’arrive à Cologne avec le sac qui sent encore le café et une lueur de fight dans les yeux. Badge press en main (oui, j’avais réussi à l’avoir), j’ai cette sensation de déjà-vu qui tape mieux que n’importe quel réveil : la Gamescom, c’est du chaos organisé, du bruit qui paye et des files où tu gagnes en sagesse.

Bon, je te pose direct les bases : je suis parti de Lyon, avec mon pote jblaster (tu te souviens peut-être de lui si t’as lu mes anciens comptes-rendus). On y est allés pour refaire ce qu’on avait aimé l’année d’avant — tester des jeux, voir les stands, piquer des goodies (méthode scientifique) — et surtout pour t’apporter des impressions brutes, pas des communiqués traduits en langage marketing.

Gamescom 2015 : 5–9 août, Cologne — ce que j’ai retenu sur les dates et l’ambiance

La Gamescom s’est tenue du 5 au 9 août 2015 à la Koelnmesse, à Cologne. C’est facile à vérifier si tu veux checker les archives ou les photos qui circulent encore sur le web.

Le premier jour presse (5 août) est un pur sprint : annonces, démos longues, et rendez-vous calés à la minute. Les jours grand public (6–9 août) ressemblent à un marathon en mode festival — files monstrueuses, cosplay partout, et les stands qui montent le son comme s’ils payaient au décibel. J’ai passé 3 jours sur place et je te garantis que la logistique fait 50 % du taf (planning, batterie, chaussures confort).

Première leçon immédiate : débarquer pour le jour presse change tout. T’as des créneaux pour jouer et discuter, et moins de queue. Si t’as un badge influenceur/presse, ne le gaspille pas en flânant à l’entrée comme un touriste perdu.

💡 Conseil : arrive la veille de ton premier jour press pour préparer 3 créneaux tests de 45 min chacun — tu vas multiplier tes contenus par 2.

Mon planning presse : 12 démos et 3 meetings — comment je m’organise (chiffres concrets)

J’avais listé 12 démos prioritaires avant de partir. Oui, 12. C’est volontairement ambitieux mais faisable si tu gères ton timing.

Plan de bataille :

  • 08h30 : métro + badge récupéré
  • 09h15 : première démo (45 min)
  • 11h00 : seconde démo (30–45 min)
  • 13h00 : lunch rapide + notes
  • 14h00 : meeting éditeur (30 min)
  • 15h00 : troisième démo de l’après-midi
  • 17h30 : micro-interviews ou impressions rapides

Ce planning m’a permis de sortir 3 articles courts et 1 long test le soir même. Le secret ? Prioriser les démos qui ont un access kit ou un PR contact, ensuite enchaîner les jeux indés moins médiatisés (tu trouves souvent des pépites) et finir par les grosses machines pour lesquelles il faut patienter quand même.

J’ai pris des notes à la main (un carnet A5) pour pouvoir écrire rapidement entre deux sessions. La prise de notes numérique, c’est pratique, mais ton smartphone va te lâcher si tu l’utilises pour tout (photo, audio, live). D’où la fameuse powerbank.

⚠️ Attention : sans powerbank 10 000 mAh, t’as 0 chance de tenir une journée complète si tu filmes/streames.

Le stand-up : 3 erreurs qui m’ont coûté du temps (et comment les éviter)

Erreur 1 — pas de rendez-vous clair. J’ai perdu 1h à la Gamescom 2015 à attendre un PR qui n’était pas au stand. Résultat : j’ai raté une démo courte mais intéressante.

Solution : envoie un message de confirmation le matin même, et garde un numéro direct.

Erreur 2 — chaussures non adaptées. Après 12 km à pied en une journée (véridique), tu remercies chaque centime dépensé pour une paire confort.

Solution : des baskets montantes, point.

Erreur 3 — vouloir tout faire. Tu t’épuises et tu perds la qualité des contenus.

Solution : fixe-toi 12 démos maxi sur 3 jours (même si l’envie te pousse à viser 30). Tu passeras pour un pro et tu auras des analyses propres.

Budget sur place : combien j’ai claqué (chiffres réels et astuces pour économiser)

Je suis réaliste et je donne des chiffres : sur 3 jours à Cologne j’ai dépensé environ 250 € sur place. Détail rapide :

  • Transport local + métro : 40 €
  • Repas (street food + 2 restos) : 90 €
  • Hébergement (auberge/hôtel low-cost partagé) : 80 €
  • Extras (goodies, café, powerbank de secours) : 40 €

Tu peux baisser ça facilement : prends un Airbnb à 2 ou 3 pour diviser la note, mange sur le pouce (kebab acceptable), et note que les halls ont souvent des points d’eau gratuits si t’amènes ta gourde.

Petit hack : certains éditeurs filent des passes presse qui couvrent des repas ou des cocktails. Ce n’est pas une règle, mais demander poliment au contact PR peut te sauver 15–30 €.

Matériel que j’ai emporté et pourquoi (2 accessoires indispensables, 3 utiles)

Indispensables :

  • Powerbank 10 000 mAh (déjà dit, mais sérieux, c’est la base)
  • Micro cravate simple à 20 € pour les interviews — le son change la vie de ta vidéo

Utile :

  • Mini-tripod pour smartphone
  • Carnet A5 + stylo (notes rapides)
  • Câble USB-C de rechange (toujours)

Mon setup tient dans un sac à dos de 15 litres. Je refuse de me traîner un boîtier et 3 objectifs pour un salon où tout se passe vite. La légèreté t’aide à être plus agressif dans la collecte d’infos.

📌 À retenir : privilégie le mobile + micro + batterie plutôt que l’arsenal. Tu feras 80 % du contenu avec ça.

Rencontres et anecdotes : petites histoires qui font la Gamescom

Jblaster m’a sauvé d’une file en proposant d’échanger notre place pour un gars pressé qui avait un meeting. Moralité : être sympa paye (et parfois, tu récupères un pin collector en retour).

J’ai aussi joué 20 minutes à un jeu indé dans une cabine minuscule. À la sortie, le dev m’a filé sa carte et m’a dit de repasser dans 6 mois. Résultat : j’ai un contact exclusif pour un test plus poussé. Ces micro-rencontres sont le vrai carburant du coverage.

Autre anecdote : un éditeur nous a invité à un afterwork où ils ont sorti 3 consoles non annoncées (oui, parfois ça fuit). J’ai pris des notes et j’ai attendu la confirmation officielle avant de publier. Professionnalisme basique, mais nécessaire.

Pourquoi je recommande d’y retourner — 4 raisons concrètes (pas du marketing)

  1. Accès direct aux devs et PR — tu peux poser des questions précises et obtenir des temps de jeu.
  2. Découverte d’indés — 90 % des bonnes surprises viennent des stands petits.
  3. Réseau — un salon, c’est 10 cartes échangées minimum à chaque session.
  4. Contenu pour ton site/blog — 3 jours = au moins 5 formats différents (live, article, photo, vidéo, interview).

Je dis ça en ayant payé mon billet et mes nuits — pas en vendant un package.

Liens utiles et suite (comment j’organise la rédaction post-salon)

Après le salon, j’ai condensé le tout en une série : impressions rapides, 1 test long, et un bilan pratique. Si tu veux voir comment je gère mes assets et mes droits, regarde mon guide de kit presse et process sur /articles/code-createur/ — j’y explique comment transformer 12 démos en 4 contenus publishables.

Le soir du troisième jour, tu dois trier : photos, vidéos, notes. Priorise les contenus exclusifs (interview, hands-on long) et balance les impressions rapides en social. Le timing est clé pour capter l’audience chaude.

Mes verdicts rapides sur l’édition 2015 (opinions tranchées)

Côté gros éditeurs : show très calibré, parfois trop. J’ai trouvé que la mise en scène bouffait l’espace pour tester réellement certains jeux (too much spectacle). Pour autant, c’est efficace pour le grand public.

Les indés, eux, ont fait le boulot : créativité, risques, et souvent un gameplay qui tient. Verdict personnel : si tu dois choisir un seul type de rencontre, choisis l’indé.

Le public ? Enthousiaste et parfois pressant. Si tu recherches des échanges posés, programme les rendez-vous presse.

Bref, Gamescom 2015 m’a donné du contenu, des contacts, et deux bonnes paires de chaussures fatiguées. J’y suis allé pour travailler, j’en suis revenu avec des idées et une pile de notes.


FAQ

Q : Combien de démos devrais-tu viser sur une journée press ? R : Vise 3–4 démos longues (30–60 min) et 1–2 courts hands-on : total 4–6 sessions par jour. C’est le bon compromis entre profondeur et quantité.

Q : Quel budget prévoir pour 3 jours à Cologne pendant la Gamescom ? R : Compte ~200–300 € sur place pour transport local, bouffe et extras si tu choisis hébergement économique ; pour un hôtel milieu de gamme, ajoute 80–120 €.

Q : Un badge presse facilite-t-il vraiment l’accès aux démos ? R : Oui. Avec un badge presse, tu réduis fortement les files et tu peux booker des créneaux, mais la demande reste forte pour les grosses exclusivités — planifie à l’avance.

Auteur : James LaFleur — Ancien dev front devenu journaliste gaming, basé à Lyon. Avatar : /avatar.webp. Bio courte : Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming après avoir réalisé qu’il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l’actu JV, les tests hardware et les dramas de l’industrie depuis 2018. Avis non sponsorisés, mauvaise foi assumée.

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James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.