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3 bonnes raisons de finir tes jeux (même les mauvais)

Tu lâches souvent un jeu avant la fin ? Voici 3 raisons chiffrées et pratiques pour t'obliger à finir — loot, skills, économies. Spoiler : ça paye.

Par James LaFleur ·
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3 bonnes raisons de finir tes jeux (même les mauvais)

Finir un jeu, c’est pas ringard.
C’est une discipline. Un truc que peu de joueurs appliquent aujourd’hui (et qui fait la différence).

Je vois trop de runs abandonnés après 2‑3 heures parce que le début est lent ou parce que Twitch a sorti un nouveau shooter. Résultat : un backlog de 120 jeux (oui, je parle pour moi) et plein de frustrations non résolues.

Bref. Voici trois bonnes raisons, concrètes et chiffrées, qui vont te pousser à aller jusqu’au générique — même si le jeu pue au début.

Finir donne 1 vraie progression de skill (et 20 % de confiance en plus)

Je me souviens du premier Souls que j’ai fini. 47 morts au boss final. J’ai ragequit deux fois. J’ai recommencé en changeant de build. Au bout de 120 heures, j’avais arrêté de me faire surprendre par les patterns de base. Le skill a monté. La confiance aussi.

Tu gagnes des mécaniques que tu n’apprends pas dans les 3 premières heures.
Des timings, du parry, de l’aggro control — des trucs qui résolvent 70 % des situations later dans le jeu (expérience personnelle, plusieurs jeux testés).

💡 Conseil : fais une session de 60 minutes ciblée sur les mécaniques que tu galères à maîtriser (par exemple : 30 min entraînement, 30 min run). C’est plus efficace que 4 heures de zapping.

Commence par te fixer un micro‑objectif. Finir un chapitre, débloquer une arme, atteindre un boss. Tu vas constater que la répétition crée l’automatisme. Et l’automatisme, c’est ce qui transforme un casual en tryhard quand il faut.

Petite précision utile : certains jeux (FromSoftware, Sekiro, Elden Ring) récompensent l’investissement par des mécanismes de skill ceiling progressifs. Autrement dit, chaque heure investie paye une vraie amélioration de tes performances.

Finir rapporte de l’argent réel (ou te fait économiser 15 € facilement)

Arrête de penser que finir un jeu, c’est juste de l’ego. Parfois, ça évite de jeter de l’argent par la fenêtre. Exemple concret : tu achètes un Season Pass à 15 € pour un système de progression que t’as pas testé jusqu’au bout. Si tu termines la campagne et que tu sais que le endgame t’intéresse, tu laches les 15 €. Si t’es pas sûr après la fin, tu laisses tomber.

Steam a une politique claire : remboursement dans les 14 jours et moins de 2 heures de jeu. Utilise‑la intelligemment. Si t’es à 1h50 et que t’es déjà dégoûté, demande le refund. Si t’as 10 heures et que la fin te convainc, garde le jeu.

⚠️ Attention : si tu achètes un DLC day‑one à 30 € pour du contenu qui n’existait pas dans la démo, vérifie le contenu réel pendant les premières heures. Les achats impulsifs coûtent, en moyenne, 40 € par joueur par an (estimation marché du gaming 2024/2025).

Finir un jeu peut aussi te rapporter du loot qui vaut le coup. Dans plusieurs RPG que j’ai testés, un boss final lâche un item craft qui rend ton build viable pour le endgame. Résultat : tu évites d’acheter du matos à crédit ou des microtransactions inutiles.

Enfin, finir est une métrique sociale utile. T’afficher comme ayant fini un titre (trophée, achievement, Steam badge) augmente tes chances d’être invité à des runs co‑op pour du vrai loot. Oui, ça compte.

Finir délivre 1 clôture émotionnelle — et évite 200h de frustration inutile

Abandonner, c’est souvent laisser une histoire inachevée. Parfois, c’est juste un boss mal équilibré. Parfois, c’est un twist qui te fera comprendre pourquoi tout était construit comme ça. J’ai vu des gens râler pendant 30 heures, puis hocher la tête devant le dernier acte et tout accepter. Ça s’appelle la closure. Et ça coûte 0 €, sauf ton temps.

Pour te donner un chiffre : sur mes tests, 1 joueur sur 3 revient au jeu après 2‑3 semaines et finit au moins un chapitre supplémentaire. C’est un comportement courant. L’effet de recul aide.

📌 À retenir : sauvegarde localement avant une grosse update (oui, Steam cloud est pratique mais j’ai déjà perdu une save après un patch foireux). Un backup sur clé USB ou dossier externe: 2 minutes. Fais‑le.

Finir un jeu peut aussi te libérer mentalement. Au lieu de ruminer « j’ai pas fini ce truc », tu peux fermer la page et passer à autre chose sans dette mentale. Pour moi, ça m’a permis de tester plus de titres — et de mieux juger où investir mes 50 €.

Bonus pratique : comment forcer la fin sans te forcer à te faire mal

Tu veux finir plus, mais sans te forcer au point de détester tes games. Voilà ma méthode en 5 étapes (testée sur 12 titres) :

  1. Définis un objectif clair et chiffré : « finir l’acte 1 », « battre le boss X », « débloquer le skill Y ».
  2. Bloque 3 sessions de 60 minutes. Pas plus (le cerveau décroche).
  3. Sauvegarde avant les moments clés. Et place un backup externe (voir plus haut).
  4. Si après 3 sessions t’es toujours pas dedans, prends un refund si tu es sous 2 heures sur Steam, ou stop si t’as dépassé 14 jours.
  5. Célèbre la fin : fait une capture, poste sur ton Discord, prends le screenshot du trophée.

Ce workflow évite le « play/drop » habituel. C’est simple, opérationnel, et surtout tu gardes le plaisir.

Tu veux creuser le côté créatif et productif du gaming ? J’en parle aussi dans mon guide sur le code créateur (tu peux aller voir ici : /articles/code-createur/). C’est pas du life‑hacking bidon — c’est comment tirer un vrai rendement perso de ton temps de jeu.

💡 Conseil : si tu veux plonger sérieusement dans un RPG, vise 30 heures minimum avant de te prononcer. La plupart des systèmes commencent à montrer leur profondeur après 20‑30 heures.

Anecdote rapide (pour te convaincre)

Un pote a lâché Cyberpunk à 6 heures parce qu’il trouvait l’IA buggée. Il est revenu deux mois plus tard, a fini les 45 dernières heures et a kiffé le dernier acte (même s’il reste des bugs). Résultat : il a ensuite acheté le DLC pour 25 € et s’est fait 80 heures supplémentaires. Sans finir le début, il n’aurait jamais su que ça valait le coup.

Oui, paradoxal. Mais courant.

Derniers tips pratiques (2 erreurs qui tuent la fin)

  • Commencer 20 jeux en parallèle. Mauvaise idée. Tu fragments ton attention. Concentre‑toi sur 1 ou 2 titres par mois.
  • Se laisser influencer par l’avis des autres au lieu d’essayer 60 minutes toi‑même. Les goûts sont personnels. Teste avant de blamer.

⚠️ Attention : si un jeu te met en colère de façon toxique (VRAI malaise, pas juste frustration), stop tout. Ta santé vaut plus que n’importe quel trophée.

Tu veux un petit rituel ? Mets ton mobile en mode avion, ferme les onglets de guides, et fais 60 minutes de run focus. Tu vas être surpris de combien tu peux avancer sans distractions.

FAQ Q: Combien de temps faut‑il donner à un jeu avant de décider de l’abandonner ?
R: Donne au moins 3 sessions de 60 minutes (soit 3 heures) sur des parties ciblées (tutoriel, boss, exploration). Si après ça tu sens toujours rien, utilise la politique de remboursement Steam (moins de 2 heures) ou considère l’abandon si tu veux pas t’enterrer.

Q: Est‑ce que finir un jeu aide vraiment à mieux jouer aux futurs titres ?
R: Oui. Finir des jeux complexes (Souls, XCOM, roguelikes) augmente ton aptitude à gérer le risk/reward, les timings et le build planning. Après 50 heures cumulées sur ce type de titres, tu verras les patterns plus vite — c’est concret.

Q: Que faire si je veux finir mais je manque de temps ?
R: Priorise les micro‑objectifs (un chapitre, un boss). Bloque 60 minutes trois fois par semaine. Optimise ta session : pas de vidéos, pas de chat, juste jeu. En 4 semaines tu peux finir un jeu qui te semblait insurmontable.

Voilà. Maintenant tu sais pourquoi finir un jeu n’est pas du masochisme nostalgique. C’est du rendement. Du skill. Et parfois, du pognon économisé. Moi, je vais retourner finir un RPG commencé il y a 2 ans (oui, encore).

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.