Tu débarques sur une planète inconnue, tu tentes de comprendre ce qui s’est passé après un crash, et un bébé T‑Rex te regarde comme si t’étais son doudou. (Oui, c’est exactement le pitch.)
J’ai replongé dans Robinson The Journey pour voir si le jeu VR de Crytek, sorti en novembre 2016, tient encore la route quand t’as la hype des nouveaux titres VR qui tombent tous les 6 mois. Résultat : c’est pas parfait, mais y a des moments qui claquent. Je te dis pourquoi.
Le pitch se lit en 3 éléments et il tient la route
Crash spatial. Tu incarnes Robin — un gosse perdu sur une planète pleine de ruines high-tech et de bestioles pas très amicales.
Compagnon mécanique. Un robot t’accompagne, t’aide à scanner et à ouvrir des voies (et balance parfois des punchlines robotiques, ou presque).
Un bébé T‑Rex. Il est mignon, collant, et il change la donne dans plusieurs séquences (combat/stealth/puzzles).
Je me souviens de la démo à Gamescom 2016 : la gueule des arbres, le bruit des feuilles, le bestiau qui t’observe. Crytek a mis le paquet sur l’ambiance graphique (CryEngine oblige). Ça marche pour les moments contemplatifs.
💡 Conseil : Si tu veux les meilleurs visuels, joue sur PS4 Pro avec la dernière mise à jour du casque PSVR et active le supersampling quand c’est dispo (gain visuel immédiat sur les détails à distance).
Les graphismes CryEngine en 2016 se voient encore — mais il y a des chiffres qui parlent (30 fps)
Visuellement, le jeu envoie du lourd pour 2016. Les textures, la lumière volumétrique, les plans larges : tout ça fait son effet en VR.
Technique : CryEngine sur PS4 plafonne souvent autour de 30 images par seconde en VR (c’est la norme pour beaucoup de titres PSVR à l’époque).
Sur PS4 Pro, tu gagnes en stabilité et en rendu, mais tu n’auras pas du 90 fps natif comme sur les casques PC haut de gamme.
Le souci, c’est que la VR accentue les chutes de framerate. Une micro-saccade en 30 fps, et certains joueurs flippent direct (motion sickness, tu connais). Perso j’ai senti la différence entre une session sur Slim et une sur Pro : moins de motion blur, plus d’aisance.
Gameplay : 4 types d’interactions et zéro poudre aux yeux
Le gameplay n’est pas un shooter hardcore. Attends-toi à :
- collecte d’objets et scans (investigation) ;
- puzzles environnementaux (ouvrir des portes, activer des systèmes) ;
- phases de furtivité face aux prédateurs ;
- quelques moments de platforming léger.
Les combats sont rares et pas très profonds. Crytek a préféré l’ambiance et le récit à la baston pure. Si tu veux du TTK ultra rapide et des builds DPS, passe ton chemin. Par contre, si t’aimes les balades un peu tendues avec un compagnon qui t’aide (et t’agace), là c’est pertinent.
J’ai bloqué 2-3 fois sur des énigmes mal indiquées (oui, pas de HUD surchargé ; c’est volontaire), mais souvent la solution vient d’une observation ou d’un scan. Le gameplay est pas conçu pour le tryhard, c’est plus contemplatif/survival light.
⚠️ Attention : Les combats ne sont pas la priorité. Si tu viens pour du PvP ou du tryhard, tu vas être déçu.
Durée et structure : compte 6 à 8 heures selon ton rythme
Je l’ai fini en environ 7 heures en mode tranquille (exploration, lecture d’artefacts, rejets de panique devant le bébé T‑Rex).
Speedrunners et curieux pourront pousser à 4‑5 heures. Si tu fouilles chaque recoin, tu peux atteindre 9 heures.
Le jeu est structuré en séquences bien découpées (ruines, forêts, zones industrielles). Chaque zone tient 30 à 90 minutes selon ton envie de fouiller. Les points de sauvegarde sont fréquents, donc pas de stress pour perdre 2 heures de progression.
Confort VR : 2 options de locomotion et comment éviter le mal de crâne
Le jeu utilise principalement de la locomotion fluide (smooth) avec des transitions lentes. Il y a aussi des passages téléportés pour réduire le mal de tête.
Pour ma part, j’ai préféré la version smooth sur PS4 Pro (si ton estomac suit) ; la téléport est idéale si t’as tendance à être sensible.
Réglages pratiques :
- baisse la sensibilité de rotation de 20 % si tu as des nausées ;
- active le vignettage (si l’option existe) pour réduire le discomfort durant les sprints ;
- fais des sessions de 20–30 minutes au début.
📌 À retenir : Session courte = meilleur confort. 20 min, pause, et tu peux enchaîner.
L’IA du bébé T‑Rex : 1 personnage qui change la narration
Le bébé T‑Rex n’est pas juste un gimmick. Il modifie l’approche des scènes : parfois il bloque un passage, parfois il attire les gros prédateurs. Son comportement n’est pas ultra complexe, mais suffisant pour créer des moments mémorables (et quelques cut-scenes qui t’arracheront un sourire).
Crytek a joué la carte émotionnelle : peu de mots, beaucoup d’expressions et d’attitudes. Ça marche souvent. J’ai eu des mini‑raids d’adrénaline quand il a voulu courir après un goinfré local. (Oui, je l’ai protégé.)
Pourquoi ressortir Robinson aujourd’hui ? 1 bonne raison : l’ambiance VR rétro reste efficace
Si tu t’intéresses à la chronologie de la VR, Robinson illustre ce que faisait la génération PSVR en 2016 : mise en scène, ambiance, et limitations techniques.
Pour qui : joueurs curieux, nostalgiques de la première vague VR, gens qui veulent une aventure solo courte mais marquante.
Pour qui pas : tryhards, amateurs de gros combats, joueurs qui veulent 120 fps.
Si tu t’amuses à bidouiller ou à créer des démos VR, jette aussi un œil à mon guide technique sur les bonnes pratiques — il est quelque part dans la section code créateur (/articles/code-createur/) et ça peut t’inspirer pour des interactions simples en VR.
Bugs et patchs : 2 patchs majeurs à l’époque mais reste quelques ratés
À la sortie, Crytek a déployé rapidement 2 mises à jour pour stabiliser les crashes et les performances sur PS4. Malgré ça, j’ai rencontré un save hic une fois (sauvegarde corrompue) — c’est rare, mais ça arrive. Garde plusieurs sauvegardes si tu tiens à ta run.
Le port PC (si tu l’as) montre parfois des textures pop-in sur des configs bas de gamme. Sur PS4, les problèmes sont moindres mais présents.
Verdict personnel (sans détour) : tu dois y jouer si tu veux sentir la vibe 2016 en VR
Je te le dis cash : si tu veux une balade scénarisée en VR avec quelques moments vraiment cool et un bébé T‑Rex qui te file le sourire, oui, fonce.
Si tu veux du gameplay compétitif ou du contenu long, passe ton tour.
Moi, j’y retourne de temps en temps pour le mood et pour revoir certains panoramas (la scène de la forêt au coucher de soleil reste ma préférée). Et si tu veux trifouiller le code ou comprendre comment monter des scènes VR simples, va zieuter /articles/code-createur/ — ça t’aidera à comprendre comment on construit ce genre d’ambiance.
FAQ
Combien de temps dure l’aventure ?
La moyenne est de 6‑8 heures en mode exploration. Speedrun possible en 4‑5 heures, completioniste jusqu’à 9 heures (dépend de ton style).
Robinson fonctionne-t-il sur tous les casques VR ?
La version originale ciblait PlayStation VR (PS4). Il y a eu des ports/compatibilités pour PC VR sur certaines plateformes, mais la stabilité et les performances varient selon le casque et la config. PS4 Pro reste la config la plus stable pour l’expérience d’origine.
Le jeu provoque-t-il du mal de mer / motion sickness ?
Oui, certains joueurs ressentent du discomfort en locomotion smooth. Utilise la téléportation quand c’est dispo, fais des sessions courtes (20–30 minutes) et ajuste la sensibilité/rotation.