Book of Spells commence comme un gamin qui te lance un sort: tu souris, puis tu te rends compte que la plupart sont des variantes du même truc. J’ai sprinté 40 heures dessus pour te dire où ça claque et où c’est juste… cosy.
J’avoue, j’avais des attentes basses (mais honnêtes). Le pitch : un grimoire vivant, des sorts qu’on assemble, et une campagne qui se veut « accessible mais profonde » (phrases marketing, tu connais). Résultat : parfois ça envoie du lourd, parfois c’est broken. Je te dis quoi garder, quoi drop, et combien tu vas raquer.
💡 Conseil : Si ton PC a une RTX 2060 ou moins, mets tout en medium — tu gagnes 15‑20 fps et les effets de particules restent jolis.
120 sorts annoncés, j’en ai vraiment testé 32
J’ai commencé par checker la promesse : 120 sorts. Sur la papier, c’est sexy. Dans la pratique, 120 c’est surtout des variantes mineures (modificateurs de dégâts, portée +1, etc.). J’ai passé deux heures à farm le bestiaire pour débloquer 32 sorts — ceux-là te donnent toutes les options tactiques.
Première impression : la customisation est solide. Tu peux combiner un projectile, un modificateur de zone et un effet de statut. Ça génère des combos qui font plaisir (blast AoE suivi d’un DOT qui burn). Par contre 80% des sorts restent situatifs, donc tu vas finir avec une dizaine sur ton loadout en permanence.
J’ai testé 5 builds différents : burst mage, tank-support, glass‑cannon, hybrid DPS et crowd-control. Le build glass‑cannon est OP en solo (oui, trop strong), tandis que le hybrid reste utile en coop. Sur 32 sorts testés, 7 m’ont paru indispensables — statistique utile si tu veux min-maxer.
(PS : les animations sont chiadées sur 1.2, mais elles plantent parfois sur un CPU vieux de 2016 — j’ai eu 2 crashs en 40h.)
⚠️ Attention : Le patch 1.0 avait un bug qui dupliquait les objets — le fix 1.2 corrige 3 glitches. Fais un backup local si tu tiens à ta sauvegarde cloud.
La campagne solo tient sur 12 heures si tu rush, 20 heures si tu grind — et c’est paradoxalement le souci
Commencé en speedrun, j’ai bouclé la story en 12 heures. Ensuite je suis resté pour le lategame : farm d’objets, recherches de recettes, et runs de boss. Avec les quêtes secondaires et le farming, tu peux atteindre 20 heures sans t’ennuyer.
Le souci ? La courbe de difficulté est mal calibrée. Entre le niveau 8 et le niveau 12, il y a un spike qui fera ragequit 1 joueur sur 4 (donnée maison sur mon groupe de test de 12 potes). Les boss demandent du pattern recognition mais certains checks reposent trop sur le RNG (oui, encore le RNG qui t’envoie une pluie de projectiles impossibles à esquiver).
J’ai noté 3 combats qui se répètent mécaniquement : mobwave + phase de pattern. Après le quatrième run tu connais le script. C’est efficace pour le speedrun, moins pour le replay value.
Bref. Si tu veux seulement la story, compte 12 heures et 19,99 €. Si tu veux le endgame, prévois 30 à 40 heures de grind (drop rates et loot tables à la Diablo, avec RNG qui pique).
Coop 4 joueurs marche super en local, mais en ligne c’est 30 à 50 ms de lag selon ton FAI
Test en coop local : j’ai monté une soirée avec 3 potes, écran partagé et rires garantis. Les synergies de sorts font des célébrations absurdes (firestorm + gravity = carnage). Le design de rencontre fonctionne bien jusqu’à 4 joueurs.
En ligne, la réalité change. Sur mes sessions, le netcode oscillait entre 30 ms et 120 ms selon la zone. J’ai chronométré 18 runs : 11 runs à <50 ms (smooth), 7 runs à 80‑120 ms (frame sync issues). Le résultat : miss inputs, sorts qui partent en delay, et parfois des déconnections sur serveurs EU en soirée (pic à 21h).
Côté matchmaking, le game te met avec des joueurs d’un niveau +/- 3. Étonnamment, le skill gap est visible : tu peux carry un run en tant que support si les autres sont noobs. Du coup le matchmaking est perfectible si tu veux du tryhard.
📌 À retenir : Si tu joues en coop compétitive, vérifie ping <50 ms ; sinon, privilégie le local couch‑coop.
Mon setup : Ryzen 5600X, 16 Go, RTX 3060 — 60 fps stable en 1440p en medium-high
Je balance mes chiffres parce que tu veux savoir si ça tournera. Avec mon config (ci‑dessus), j’ai tenu 60 fps en 1440p en medium-high, particules modérées. Scènes ultra chargées chutent à 42 fps pendant 2‑3 secondes (vague de sorts + AOEs), puis remontent.
Sur une GTX 1070, compte 30‑40 fps en 1080p high. Sur laptop intégré Intel Iris, oublie le 60 fps — c’est playble low à 25‑30 fps si t’es patient.
Graphiquement, ils ont bossé les shaders. Les textures 2K tiennent la route et le style artistique est cohérent. Par contre l’anti‑aliasing est moyen (j’ai compté 3 aliasing visibles sur les bords des sorts). Si tu veux des screens propres, active le TAA.
Économie et prix : 19,99 € + 7 € pour le pack esthétique — ce qui est honnête, mais attention aux DLC consumables
Prix de base : 19,99 €. Pack esthétique à 7 €. Ils vendent aussi des consumables (boost XP 24h) à 3 € l’unité. Si tu es allergique aux microtransactions, ferme la page de la boutique.
Mon avis cash : 19,99 € pour le solo + coop local, c’est correct. Le souci sera le modèle si les consumables deviennent pay-to-win dans les saisons à venir. À l’heure du test, rien n’est OP, mais surveille les updates.
Tu veux creuser la partie création de contenu autour du jeu ? J’ai un guide pour les créateurs de mods et streams dans cet article sur le code : Guide code créateur. (Oui, je me permets.)
Bugs et patchs : 3 fixes majeurs dans 2 semaines, mais reste vigilant
Durant mes 40 heures, j’ai rencontré 4 bugs récurrents : save corrompue (2 fois), sorts qui n’infligent pas leur DOT, IA qui se coince dans un décor, et plantages CPU sur certaines scènes. La dev team a livré 3 hotfixes en 14 jours.
Après le patch 1.2, les problèmes de save sont réduits de 90 % sur mon échantillon. Reste une edge case avec les fichiers cloud sur Steam (si t’as plusieurs devices) — toujours garder une sauvegarde locale, oui.
(Conseil perso : active les options de rollback automatique si tu vois un patch qui fait plus de mal que de bien.)
Verdict tranché : achete si tu veux du fun accessible, évite si tu veux du haut niveau compétitif
Je vais être franc : Book of Spells n’est pas le RPG qui réinvente la roue. Par contre il a du charme, des builds amusants et une coop qui marche en local. Pour 19,99 €, c’est un bon achat casual/tryhard selon ton groupe.
Si t’es exigeant sur le netcode ou si tu veux un endgame profond sans grind, passe ton chemin (ou attends un patch majeur). Moi, je l’ai joué 40 heures et j’y reviens encore pour quelques runs — ça veut dire quelque chose, non ? (Mon back catalogue est une liste de désastres collectionnés.)
💡 Conseil : Pour optimiser ton build, focus sur 7 sorts principaux et maximise la pénétration magique — ça réduit les combats inutiles de 40 %.
⚠️ Attention : Les boosts XP en boutique ne sont pas nécessaires pour finir la campagne. Évite d’acheter si tu veux garder l’expérience pure.
Tu veux un comparatif rapide ? Côté tempo et budget, Book of Spells joue dans la même ligue que les indies mid-price sortis 2023-2025 : fun immédiat, endgame discuté, patches réguliers.
FAQ
Q : Combien pèse l’installation et quelles sont les specs minimales réelles ?
Installation : 22 Go sur disque après extraction. Specs minimales recommandées pour 30 fps : CPU quad-core 3,0 GHz, 8 Go RAM, GTX 960 / Intel Iris 655. Pour 60 fps en 1440p, vise un Ryzen 5 5600X et RTX 3060.
Q : Le jeu est‑il crossplay entre PC et consoles ?
Non. À date, pas de crossplay officiel. Les serveurs PC/Epic sont séparés des builds consoles. La roadmap mentionne « étude sur le crossplay » dans le planning 2026, donc peut-être plus tard.
Q : Les DLC et microtransactions impactent-ils la progression solo ?
Actuellement, non. Les consommables accélèrent la progression mais ne débloquent pas de contenus exclusifs. Les cosmétiques restent cosmétiques. Sur 40 heures, je n’ai croisé aucun contenu bloqué derrière un paywall.