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Tests & Reviews 9 min de lecture

FLAM : on va en faire toute une histoire — mon test après le show

J'ai passé 2 jours à FLAM (Lyon) : 2 000 visiteurs/jour, 128 joueurs en tournoi, et 72 € dépensés. Voici ce qui claque et ce qui pète.

Par James LaFleur ·
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FLAM : on va en faire toute une histoire — mon test après le show

FLAM a débarqué à Lyon et ça n’était pas une promo posée sur Instagram. C’était vivant, bruyant, parfois bordélique, souvent fun.

J’y suis allé les 14 et 15 février 2026 (oui, Saint-Valentin, oui j’ai pris des écouteurs au lieu de fleurs). Premier constat : c’est petit mais dense. La Sucrière, pour ceux qui connaissent, transforme vite l’espace en arène geek quand tu colles 80 stands dedans.

Le show a attiré 2 000 personnes le premier jour

Le chiffre officiel qu’ils ont lâché au micro : 2 000 visiteurs pour la journée d’ouverture. Impressionnant pour une première édition qui se veut « alternative » (même si j’évite ce mot marketing).

L’entrée : 18 € la journée, 45 € le pass weekend. Pas ruineux. À l’intérieur, file à l’accueil de 12 minutes à 10 h 30 (organisation correcte, badge imprimé sur place). La foire avait tout : des PC custom, 2 stands pro (Asus ROG et une station Nvidia), une quinzaine d’indies, et un espace retro de 8 machines.

J’ai testé trois démos longues (15–30 minutes chacune) sans m’inscrire à l’avance (parfois en attendant 25 minutes, parfois direct). Le format « demo libre + inscription tournoi » marche : ça évite les goulots d’étranglement sur les machines les plus demandées, mais pas toujours (les indies avec devs présents avaient 40+ minutes d’attente).

Les conférences sur la scène principale duraient 20–30 minutes (panels avec devs locaux et un éditeur français). L’ambiance était pro mais détendue (plutôt cool si tu veux networker ou simplement poser des questions techniques — j’ai chopé deux cartes et un kit presse).

💡 Conseil : arrive à l’ouverture si tu veux tester les grosses démos — les files explosent après 14 h et les temps d’attente doublent.

3 raisons pour lesquelles le line-up indie a clairement tout gagné

  1. Les devs étaient là. Vraiment là.
  2. Les jeux jouables étaient courts mais complets (5–30 min), parfaits pour le format salon.
  3. L’originalité : au moins 6 projets qui n’étaient pas du déjà-vu.

J’ai passé 4 runs sur un rogue-lite 20 minutes qui m’a fait rager et rire (oui, le RNG m’a puni). Le pitch : pixel art, systèmes de synergies d’armes, et un boss que j’ai cloné mentalement en boss FromSoft, mais en plus court (et moins terrifiant pour mon cœur).

Les stands indies faisaient des sessions de 10 minutes toutes les 30 min, ce qui force le tempo et permet de toucher plusieurs jeux en une journée. Les devs vendaient aussi des petits tirages physiques (artbooks A5 à 12 €, pins à 4 €). Le public a joué le jeu : j’ai vu plusieurs achats impulsifs après une démo convaincante.

⚠️ Attention : ne t’attends pas à voir des AAA ici. Si tu veux jouer les monstres triple A, va voir une grosse convention. FLAM, c’est le spot pour choper une pépite indé avant qu’elle explose (ou se plante).

128 joueurs se sont affrontés dans le tournoi FPS principal

Le format : 128 inscrits en bracket, matches à 5 vs 5, maps courtes (10 minutes max), puis Swiss rounds avant l’élimination. J’ai matté les finales : la salle dédiée tenait 200 personnes, standing only, belle ambiance.

L’orga s’est plantée deux fois sur le timing (retards de 28 minutes sur les finales). Pourtant, côté matos c’était propre : PC sponsorisés ROG, souris Logitech Pro, et serveurs locaux (ping stable, TTK normal). Les commentateurs avaient le flow : blagues, stats, et reviews des plays (ça claque en live).

J’ai parlé à deux joueurs pro : l’un vient de Marseille, l’autre de Grenoble. Coût d’inscription 12 €, cashless pour merch sur place. Le prize pool n’était pas énorme — 2 000 € répartis — mais le fair-play et le show étaient la vraie récompense (et les vidéos vont tourner sur Twitch).

📌 À retenir : si tu veux te frotter aux tournois régionaux, prévois 30–40 € en frais (inscription, transport, bouffe) et sois prêt à jouer 6–8 heures sur la journée.

Budget : j’ai dépensé 72 € et je ne regrette rien

Détail dépenses que j’assume :

  • Ticket weekend : 45 €
  • Bouffe (2 sandwiches + boisson) : 12 €
  • Merch (pin + sticker) : 10 €
  • Transport (tram + trottinette) : 5 €

Total : 72 € (oui, j’ai compté). Pour 2 jours d’immersion, c’est raisonnable. Les prix sur place sont alignés avec ce que tu vois en festival local — pas de famine, pas de vol manifeste.

Si tu veux économiser, tu peux : ramène ton déjeuner (il y a des coins assis), achète le ticket jour unique, et évite les éditions limitées du merch (c’est le piège).

J’ai aussi chronométré : 1h20 de sessions en démo sur le samedi, 2h de stands à discuter avec les devs, et 6 h à mater les matchs. Le temps c’est de l’attention, donc choisis où tu la mets.

Le son, la scène et l’image : 4 points qui claquent… et 2 qui pètent

Ça claque :

  • Sono propre en main stage (niveau festival local), pas de saturation.
  • Éclairage sur les scènes secondaires correct (LED panels).
  • Stream propre : flux RTMP stable, 1080p à 60 fps pour les finales.
  • Backstage pro pour les commentateurs (tables, mix, isolation).

Ça pète :

  • Une zone chill sans prises USB (sérieux, qui vient en 2026 sans spots de recharge ?)
  • Signal Wi‑Fi saturé à certaines heures (prévois ton hotspot).

Bon, concrètement : tu peux streamer depuis ton stand si tu as du 4G/5G solide. Pour upload lourd, passe par un câble.

Comment organiser ton stand si tu veux venir l’année prochaine (5 tips concrets)

  1. Apporte 3 manettes et 1 kit de secours (HDMI, adaptateurs). Les gens sont tactile mais ils cassent vite.
  2. Pré-serve tes démos en sessions de 20 minutes (le public adore structure).
  3. Mets un poster A1 lisible de 2 mètres (titres, prix, site). Ça attire sans parler.
  4. Prévois 25 flyers pour les visiteurs sérieux (QR code utile).
  5. Partage une vidéo de 30 secondes sur les réseaux le matin même (les gens décident sur place).

Si tu veux monter un projet de créateur, j’ai un dossier qui parle de comment créer ta présence et ton kit press — checke mon guide sur le code créateur pour des astuces concrètes et chiffrées.

💡 Conseil : imprime 50 QR codes renvoyant vers une démo web. Sur place, les conversions sont 2× supérieures quand la démo est accessible immédiatement.

Ce que FLAM doit corriger pour devenir incontournable (2 demandes simples)

  1. Ajouter des zones de recharge (au moins 20 prises) — c’est basique en 2026.
  2. Mieux caler le timing des finales (retard maximum 10 minutes). Le public pardonne, mais pas deux fois.

Le reste, c’est polish : éclairage backline, file VIP pour la presse (je parle pour moi, évidemment), et coupler l’app mobile à des notifications en temps réel pour les tournois.

Anecdotes et moments marquants (3 clips que j’ai filmés)

  • Un dev indie qui a pleuré en présentant son jeu (vrai). (Ça te rappelle pourquoi tu kiffes le milieu.)
  • Un clutch 1v3 en finale qui a fait lever toute la salle.
  • Un stand retro où une NES routée faisait tourner une ROM obscure, et tu as senti 20 ans d’histoire condensés en 3 secondes.

Bref. C’était humain. Et c’est souvent ce qu’on cherche.

FAQ

Faut‑il acheter le pass weekend ou prendre l’entrée à la journée ?

Le pass weekend (45 €) devient rentable si tu veux tester 6+ démos ou suivre plusieurs tournois. L’entrée journée (18 €) suffit pour une session de découverte (3–4 démos et deux panels). Si tu veux éviter la foule, choisis le dimanche matin.

Est‑ce qu’on peut streamer depuis son stand ?

Oui, mais prévois ton propre hotspot 5G si tu veux uploader en 1080p. Le Wi‑Fi du salon est fiable pour la navigation et le chat, mais pas pour un stream pro continu à 6 Mbps. Emporte un câble Ethernet si l’orga propose des ports (c’est rare mais précieux).

Le salon est‑il adapté aux familles ?

Oui, les allées sont larges et il y a une zone retro accessible à tous les âges. Les panels techniques sont plus adultes, mais l’espace expo reste friendly. Prévoyez une pause toutes les 2 heures si vous venez avec des kids (bruit et stimulation).

Fin de la story — j’ai mes photos, mes pins, et 72 € de souvenirs. Si FLAM corrige deux-trois détails, la prochaine édition peut clairement monter d’un cran. Moi je serai là (avec moins de fleurs).

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.