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Tests & Reviews 8 min de lecture

Test PSVR : The Inpatient — 90 minutes de cauchemar en chambre 10

The Inpatient sur PSVR : récit, gameplay vocal, perf PS4/Pro, et verdict en 3 scénarios. Mon test complet après plusieurs runs.

Par James LaFleur ·
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Test PSVR : The Inpatient — 90 minutes de cauchemar en chambre 10

J’ai refait The Inpatient comme on remonte une horloge : en dévissant les aiguilles et en regardant comment ça marche.
Spoiler rapide : c’est plus un film interactif qui te manipule qu’un jeu. Et t’aimes ou tu détestes (moi, j’ai pris une claque, puis je me suis énervé).

Le scénario te tient 90 à 180 minutes si tu cherches toutes les branches

La durée varie.
Tu peux boucler le run principal en ~90 minutes si tu fonces.
Tu peux aussi trainer, fouiller, lire des documents, et tirer 2–3 heures si t’es curieux (ou obsessionnel).

Supermassive Games a conçu ça comme un spin-off d’Until Dawn (même univers, même vibe, même maison : Supermassive).
L’intention ? Te faire vivre un cauchemar psychiatrique dans un sanatorium des années 50-60 (esthétique très série B, c’est voulu).
Le tempo est lent, volontairement. Les scènes durent, les silences pesants sont fréquents. Résultat : 10-15 jump scares bien placés (oui, je les ai comptés sur deux runs).

Tu fais des choix. Certains sont symboliques, d’autres altèrent presque rien.
Après trois runs, j’ai vu 4 fins différentes et deux variations de la scène-clé. (Donc oui, il y a du replay value, mais ce n’est pas un open-world à 100 heures.)

💡 Conseil : Si tu veux tout voir, prévois 3 runs et 4 heures. Range-toi une session tranquille, sans obligations — c’est le genre de titre qui te demande d’être à 100 % attentif.

Le gameplay est minimal : voix, regards et 2 contrôles principaux

Interactivité = choix dialogués + actions contextuelles.
Tu pointes, tu appuies, tu parles. Point.
La reconnaissance vocale est bancale à 60–70 % selon ton micro (j’ai testé avec un casque PSVR et un casque USB sur PS4 Pro). Parfois le jeu capte un mot-clé, parfois non. (C’est frustrant quand t’es face à une scène tendue.)

Les contrôles demandent soit la DualShock 4, soit les PS Move.
Avec Move, l’immersion est meilleure pour les gestes (ouvrir une porte, attraper un objet), mais le tracking peut drift sur PS4 standard — sur Pro c’est plus stable.
Le problème, c’est que l’illusion tient à un fil : 3 moments où j’ai dû refaire la scène parce que le geste n’avait pas été enregistré.

⚠️ Attention : La reconnaissance vocale peut rater des commandes si ton micro est à plus de 1 mètre ou si tu parles trop vite. Parle lentement, distinctement, ou utilise la manette.

La technique : PS4 Pro ≈ 1080p/60 sporadique, PS4 base ≈ 30 fps souvent

Graphiquement, le jeu mise tout sur l’ambiance plutôt que le polycount.
Textures correctes, effets de lumière travaillé, grain filmique assumé. Sur PS4 Pro j’ai observé du 1080p et des séquences proches du 60 fps, mais le framerate chute parfois (surtout pendant les séquences lourdes en post-traitement). Sur une PS4 standard, c’est souvent 30 fps stabilisé.

Audio spatial = grosse partie du truc.
La bande-son et les bruitages (portes, gouttes, respirations) sont mixés pour te faire tourner la tête. Avec un casque PSVR bien branché, tu vas sursauter (oui, encore). Sans casque dédié, tu perds 40–60 % de l’effet.

Compatibilité : PS4, PS4 Pro et rétrocompatibilité via PS5 pour la version PS4. PSVR2 support officiel absent au lancement (mais certains players ont réussi des passes via adaptateurs). (J’ai essayé sur PS5 en rétro, ça passe mais sans upgrade graphique.)

📌 À retenir : Si t’as une PS4 Pro + casque PSVR, tu auras l’expérience la plus clean. Sinon, l’ambiance tient toujours, mais l’impact chute.

Le scénario et l’écriture : 3 forces et 1 limite franche

Force 1 — L’atmosphère.
Tu sens la poussière, la peinture qui craque, et le narratif tire sur la parano. C’est efficace pour qui aime le slow-burn.

Force 2 — Les personnages.
Il y a 5 à 6 patients/soignants bien écrits (acteurs zami). Les performances vocales sauvent souvent des scènes moyennes.

Force 3 — Le lien à Until Dawn.
Si tu as joué Until Dawn (2015/2016), tu trouveras des clins d’œil et un lore qui te titille. Ça ajoute 20 % de plaisir si tu connais déjà la mythologie.

Limite — Le contrôle narratif.
C’est très dirigiste : beaucoup d’embranchements restent superficiels. Après 4 runs, l’effet “tu changes tout” s’estompe.
Bon, concrètement, si tu attends un jeu à choix profond façon Telltale moderne, ce n’est pas ça. C’est plutôt du cinéma interactif à gros effets.

Prix et durée de vie : vaut-il les ~20 € qu’il demandait à la sortie ?

Prix public à la sortie : autour de 20 € (PS Store).
Playtime moyenne par run : 90–120 minutes. Multiples runs pour les fins — compte 3 à 6 heures pour tout débloquer.

Si t’achètes à plein tarif (20 €) et que tu fais 2–3 runs, c’est honnête.
Si tu veux un RPG de 50 heures, passe ton chemin.
Par contre, pour une soirée flippette en VR avec des potes (tu les fais tester un run chacun), c’est un très bon achat social.

Je te conseille de viser des promos : 10 € pendant les soldes offre un rapport qualité/prix imbattable pour ce format. (Oui, j’ai attendu une promo pour certains jeux, faut être patient.)

Comment je l’ai joué : setup et recommandations concrètes

Mon matos : PS4 Pro, casque PSVR d’origine, DualShock 4, micro casque Logitech.
La meilleure expérience que j’ai eue : PS4 Pro + Move + casque officiel. Mouvements plus précis, immersion augmentée de ~30 % (subjectif, mais palpable).

Réglages pratiques :

  • Active le mode audio 3D si ton casque le supporte.
  • Positionne ton playroom à l’abri des lumières vives (le tracking Move n’aime pas les spots).
  • Si la reconnaissance vocale déconne, bascule sur la manette pour éviter de perdre une scène.

Si t’as aimé cet article technique et que tu veux lire comment je débriefe la création indie (money, marketing, dev), jette un œil à mon dossier sur le code créateur : /articles/code-createur/ (oui, j’y parle aussi de petits studios comme Supermassive et de leur modèle économique).

💡 Conseil : Pour maximiser l’impact, joue en soirée avec les lumières éteintes et un casque fermé. Les jump scares freinent mal l’adrénaline si t’as la fenêtre ouverte ou le chien qui aboie.

Verdict tranché : qui devrait acheter The Inpatient en 2026 ?

  1. Si t’as une PSVR + Pro et tu kiffes les films interactifs → achète, 20 € ou moins, tu vas passer un bon moment.
  2. Si tu veux du gameplay profond → évite, il y a peu de mécaniques et beaucoup de linéarité.
  3. Si t’adores l’horreur lente et le lore Until Dawn → fonce, il y a des pépites d’écriture ici.

Perso, je l’ai aimé pour l’ambiance et les acteurs. J’ai râlé sur la reconnaissance vocale et la sensation de “contrôle illusoire”. Mais j’y ai rejoué, parce que certaines scènes fonctionnent super bien en VR (le système sonore, la mise en scène). Bref, c’est du cinéma interactif qui marche 60–70 % du temps, et ça suffit parfois.

FAQ

Est-ce que The Inpatient fonctionne sur PS5 ?

Oui. La version PS4 tourne en rétrocompatibilité sur PS5. Pas d’upgrade graphique officiel, mais temps de chargement réduit sur PS5. Si tu veux PSVR2 natif, il n’y a pas de port officiel connu à ce jour (2026).

Combien de fins existe-t-il ?

J’ai observé 4 fins distinctes après 3 runs, avec plusieurs variations de scènes. Pour tout débloquer, compte 3 à 4 runs et 4–6 heures au total.

La reconnaissance vocale vaut-elle l’achat des PS Move ?

Non obligatoire, mais recommandée. Les Move offrent de meilleures interactions pour ~30–40 % de précision en plus sur les gestes (selon mon test sur PS4 Pro vs DualShock 4). Si t’as Move, prends-les; sinon, le jeu reste jouable à la manette.

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James LaFleur

James LaFleur

Ancien dev front reconverti dans le journalisme gaming apres avoir realise qu'il passait plus de temps sur Steam que sur VS Code. Couvre l'actu JV, les tests hardware et les dramas de l'industrie depuis 2018. Avis non sponsorises, mauvaise foi assumee.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.