Vavache

Posté le 18 avril 2012 Par Dans Vavache

[Vavache] Que je vous raconte…

Poisse, c’est mon deuxième prénom (en fait non, ce serait plutôt Pierre Richard – un acteur qui jouait les maladroits, pour les plus jeunes qui ne le connaitraient pas -).

Jamais rien de dramatique, mais souvent des petites histoires juste chiantes comme il faut.

Je vous parlais dimanche de mes mésaventures avec l’achat d’une porte-fenêtre. J’en ai une autre bien bonne à vous raconter.

Cela s’est déroulé la nuit de vendredi à samedi la semaine dernière.

Je me couche aux alentours de minuit, fatigué, en entendant sans trop y faire attention un chien qui aboyait au loin.

Dans un état second, sans vraiment être éveillé, mais sans vraiment dormir non plus, je me rends compte que le chien continue d’aboyer. Je regarde l’heure : 1h30 passé.

Le genre de son qui répété sur la durée comme ça te rentre dans la tête et te sort par les yeux. Focalisé dessus, pas moyen de dormir.

Je ferme la fenêtre (enfin, la porte-fenêtre, celle que je dois changer justement), pensant que cela va étouffer le bruit. C’est là qu’on se dit que le double vitrage, c’est bien, ou plutôt ça doit être bien, quand on en a.

Comme ça ne change pas grand chose, je l’ouvre à nouveau, ainsi que les volets, dans l’espoir de voir d’où provient le bruit. C’était visiblement (auditivement devrais-je dire) dans le jardin d’une maison voisine. Cela ne semblait déranger personne d’autre que moi : personne dans la rue, pas de lumière dans les chaumières. Et puis je vois la porte de la maison suspecte s’ouvrir, j’entends quelqu’un appeler son chien, mais personne ne sort.

Évidemment le chien n’obéit pas, reste dehors et continue d’aboyer (non stop, depuis bientôt 2 heures pour rappel).

Voyant que le propriétaire du chien ne se bougeait pas le cul, que le chien ne voulait pas s’arrêter, et donc que je n’allais pas pouvoir dormir, je décide d’y aller. Je m’habille, je descends et me dirige vers la bête.

En fait, le chien (un bichon…) aboyait non stop après un pauvre hérisson apeuré, en boule dans la cour de la maison. Je n’ose pas imaginer l’état dans lequel devait être le pauvre animal, avec un monstre qui lui gueulait dessus depuis plus de 2 heures.

J’aperçois le voisin sur le pas de sa porte, qui m’explique qu’il est handicapé et ne peut pas marcher (…). J’essaie de lui répondre, et de lui demander si je peux entrer sans risque de me faire mordre. Mais le pauvre homme, du haut de ses 84 ans ne m’entendait pas (il faut dire que les aboiements de son chien n’arrangeaient rien).

N’ayant pas envie de me faire croquer (j’avais envie de dormir, pas d’aller aux urgences), la tentative de communication dura un bon quart d’heure.

Je décide finalement d’entrer (on ne va pas y passer la nuit non plus), sauf que le portail est fermé, et que l’homme n’a pas les clés. Je ne ferai aucun commentaire sur le sujet, je ne sais pas quelles sont les règles avec les assistances médicales à domicile, mais niveau sécurité sanitaire pour le monsieur, je trouve ça limite.

Bref, je passe par-dessus le portail, en gardant toujours un œil sur le bichon qui aboie de plus belle, à présent à mon égard.

Une fois dans la cour, et voyant que je n’étais pas une menace, le chien décide de retourner voir le hérisson, sauf que celui-ci en a profité pour se sauver (ça courre très vite un hérisson pour ceux qui l’ignoreraient, pas seulement Sonic). J’ai bien aimé sa réaction, il se sentait bien con.

Après de longues minutes pour attraper la source de mon éveil, qui finalement avait une grande gueule mais n’était aucunement méchant, et une petite discussion avec mon voisin, j’ai pu rentrer me coucher, dans le silence.

Moralité, si j’avais eu connaissance de l’état de mon voisin, et de la gentillesse de son chien, cette histoire aurait pu ne durer qu’un quart d’heure, et non 3 heures.

Il semblerait qu’à un moment dans cette histoire j’ai exprimé à voix haute ma pensée, je m’excuse donc auprès de mes voisins pour avoir crié : C’est à cause d’un putain de hérisson!. D’un autre côté, aucun de ces voisins ne s’est bougé pour régler le problème, alors que j’en soupçonne plusieurs d’être au fait de la situation.

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