Vavache

Posté le 1 novembre 2015 Par Dans News, Voyage

[Site] De retour de Chine, j’ai loupé la Paris Games Week !

Et voilà je suis rentré de mon séjour professionnel en Chine, où j’étais littéralement coupé du monde et surtout des news autour du jeu vidéo et notamment du salon Paris Games Week. Je vous propose un débriefing de mes impressions sur la Chine et sur ce que je pense avoir manqué en n’étant pas à la PGW.

La Chine

Je précise que j’y suis allé pour des raisons professionnelles et non touristiques, l’idée est donc de vous parler de mon ressenti sur leurs habitudes et coutumes, et non pas de vous présenter les lieux à visiter.

Dring dring

Premier constat, les chinois sont connectés, smartphone à la main, h24. A quelques exceptions près, ils ont tous l’iphone 5 ou 6 ou le Samsung Galaxy 5 ou 6. Bien que le prix de ces appareils soient sensiblement le même que chez nous, et que le salaire moyen d’un chinois soit bien inférieur au nôtre, cet achat est semble-t-il vital pour eux. Vous pensez que l’on est trop souvent le nez sur notre téléphone ? Ce n’est vraiment rien comparé aux chinois, qui sont constamment dessus, au point de ne quasiment jamais le ranger dans une poche. Les moindres secondes de disponibilité et ils vérifient leurs notifications, l’équivalent d’un Twitter à regarder des vidéos courtes ou à jouer à des Candy Crush like. Même en conduisant, mais j’y reviendrai dans un autre paragraphe.

Ce qui est amusant à voir, c’est la façon de tenir le téléphone, à la perpendiculaire de l’oreille pour appeler, à 1mm de la bouche pour faire une saisie vocale ou à moins de 10cm des yeux pour consulter les informations à l’écran.

Hormis lors de nos repas d’affaire avec nos fournisseurs, je n’ai jamais vu de chinois attablés à plusieurs discuter entre eux, chacun étant accaparé par son smartphone.

Évidemment, avec une telle utilisation, ils ont également quasiment tous une batterie nomade branchée en permanence, et tous les lieux publics sont équipés de prises électriques.

Tûût Tûût

La seconde chose qui m’a frappée, c’est la conduite. Que ce soit en voiture, en camion, scooter ou autre, le constat est le même : tout le monde conduit n’importe comment en se moquant royalement du code de la route et du bon sens. Ça n’avance pas assez vite devant moi ? Pas de souci, je double, par la droite ou la gauche, peu importe si je dois me retrouver à contresens ou sur une voie pour vélos/scooters, ou sur la bande d’arrêt d’urgence. Au besoin je peux même aller sur la voie pour vélos/scooters à contresens de l’autre côté de la route. Les priorités, stop et autres règles de sécurité et de courtoisie, rien à faire, je passe, au besoin je klaxonne. Quelqu’un me coupe la route ou me gène, je klaxonne. Je vais forcer le passage, je klaxonne. Je vais passer un croisement, je klaxonne. Je veux m’arrêter, je m’arrête, que je sois au milieu de la route ou en travers sur plusieurs voie, même si la police est présente et me fait signe de bouger.

Étonnamment, par respect pour l’habitant, entre 20h et 7h, les klaxons sont remplacés par les appels de phare.

C’est d’autant plus impressionnant que tout cela est réalisé dans le calme le plus total, sans s’énerver, et sans que ça ne choque personne. Pas plus que ça ne pose de problème à qui que ce soit de téléphoner, regarder ses messages et autres en conduisant, voire même regarder sa série télé préférée avec un second téléphone posé sur le tableau de bord.

Aucun souci non plus pour rouler sans casque jusqu’à 3 sur un scooter ou à le charger comme une mule d’immondices 5 fois plus gros que le scooter lui-même.

Sachant que les scooters sont à 99% électriques et les taxis roulant en partie au gaz, il faut être extrêmement prudent lorsque l’on est à pied et avoir l’œil partout.

A côté de cela ils ont de bonnes idées, comme le compte à rebours aux feux vous indiquant quand ils vont repasser au vert.

Curieusement, il n’y a pas beaucoup d’accident.

Burp, Prout

Quand on est bébé, tout le monde s’émerveille de vous entendre roter, et s’amuse de vous entendre péter. Par la suite, on vous fait comprendre que ça n’est pas bien et qu’il ne faut pas le faire, en tous cas pas en public. En Chine, ils partent de l’idée que c’est une réaction normale et naturelle du corps et qu’il n’y a pas de raison de se retenir ou d’en être gêné. Il n’est donc pas rare d’entendre des pets dans les toilettes publiques, ou des rots en pleine conversation lors du repas, sans excuse pour l’accompagner. Même si c’est surprenant avec l’éducation que j’ai reçu, je peux comprendre la philosophie. Ce qui me dérange plus en revanche, c’est quand on entend des chinois se racler la gorge, et parfois aller chercher très loin un bon vieux mollard qui finira expulsé dans une poubelle ou pire à même le sol. Je trouve cela déjà beaucoup moins « naturel », et peu ragoûtant, surtout lorsque c’est une femme qui pratique le cracha bien gras.

Pardon, pardon, excusez-moi

Vous n’entendrez jamais cela dans des situations flagrantes de sans gêne, comme par exemple lorsque vous faites la queue à l’accueil d’un hôtel ou au guichet d’une station de train ou de métro. La ligne de confidentialité, bien que souvent identifiée au sol, connait pas. dans le meilleur des cas, les personnes derrière vont se coller à vous, mais bien souvent elles vont carrément vous bousculer et s’accouder au comptoir et faire leur demande sans se soucier du fait que vous êtes déjà là. Ça ne semble pas déranger non plus le personnel à l’accueil qui ne fait pas de remarque et pire encore qui prend en considération les demandes des ces personnes « pressées ».

Dans le même ordre d’idée, pourquoi laisser descendre les gens du métro / train avant de monter ? On connait le phénomène en France, mais là il faut vraiment jouer des coudes, alors qu’ils ont eu la bonne idée de faire des marquages au sol avec des flèches au centre pour ceux qui sortent et des flèches dans l’autre sens sur les côtés pour ceux qui doivent attendre pour monter.

En opposition à toutes ces attitudes manquant totalement de respect, ils accepteront votre carte de visite avec grand honneur, des 2 mains et en baissant la tête par signe de respect, et seront tout aussi honorés de vous remettre la leur de la même manière.

La folie des grandeurs

La Chine voit grand. Il faut dire qu’ils sont nombreux, avec des « petites villes » de plusieurs millions d’habitants. Les routes à 2 x 3 voies sont fréquentes même en ville, les buildings sont plus grands les uns que les autres, les halls d’hôtel sur 2 étages et très spacieux, les trains et les métros plus larges que chez nous en France.

On voit partout de nouvelles constructions, des projets qui paraissent à chaque fois démesurés. Les centres commerciaux sont gigantesques.

Un qui bosse, trois qui regardent

Cette expression, que l’on associe chez nous souvent aux employés de la ville, pour illustrer le fait qu’ils sont peut-être parfois trop nombreux sur une tâche ou que certains en profitent pour lever le pied, est applicable à tous les corps de métier en Chine. On s’en fait souvent une idée de travailleurs sérieux et acharnés, qui consacrent leur vie au travail, mais bien souvent, ils sont beaucoup plus que nécessaire à un poste, ou à un poste tellement ciblé et monotâche que la journée de travail comprend plus de phases à ne rien faire que de phases d’activité. Tels des fourmis, un bon tiers voire plus des chinois est fainéant.

Par exemple, dans un kiosque à l’aéroport ou dans un café, alors qu’il y a peu de monde et qu’un ou deux employés suffiraient largement, ils vont être 5 ou 6, à vous sauter dessus menus à la main à peine entré, puis à passer une bonne partie de leur temps à entendre d’avoir un truc à faire, à faire les cents pas au milieu des tables.

Vous verrez aussi celui qui surveille on ne sait quoi, assis sur une chaise à consulter son téléphone toute la journée en tenue de garde, les ramasseurs de papiers appuyés sur un mur à attendre qu’un malheureux papier veuille bien tomber au sol pour se précipiter dessus.

Attendez-vous à vous faire alpaguer avant même de mettre un pied dans une boutique, et qu’on ne vous lâche pas la grappe plus de 2 secondes pour savoir ce que vous voulez. Personnellement je n’ai pas réussi à tenir plus de 30 secondes avant de sortir et renoncer à mon achat tellement c’est insupportable. Je ne parle même pas des aéroports où l’on vous propose un taxi (clandestin) et que l’on vous suit sur 50 mètres à répéter « taxi ? », des fois qu’un « non merci » veuille dire « proposez-moi cent fois je vais peut-être finir par accepter ». Dans la rue, même combat. La journée, on vous propose des montres, la nuits des « ladie’s massage ».

La nourriture

De part l’aspect professionnel de mon séjour, j’ai eu l’opportunité de découvrir des restaurants et des coutumes particulières. Sans cela, j’aurai sans doute dû me contenter de restaurants classiques (américains, italiens, fast-food…) ou de risquer ma santé dans des petits restaurants à l’hygiène discutable pour gouter des soupes de nouilles ou des bouchées vapeur.

Passés les McDo et KFC implantés partout, et même un restaurant japonais dans les premiers jours, j’ai pu découvrir les restaurants avec salles privatisées, avec une grande table ronde et un plateau tournant au milieu. Des serveuses y apportent des plats variés, vous faites tourner le plateau et vous piochez ce qui vous fait envie. Quand vous commencez à caler vous voyez encore et encore d’autres plats arriver. Vous finissez le repas avec la plupart des plats encore bien remplis et votre verre d’eau chaude, de thé ou de bière (qu’il faut réclamer fraiche si vous ne la voulez pas tiède) constamment rempli par une serveuse dès qu’il est à peine vidé d’une ou deux gorgées. C’est du gâchis à mon sens, mais c’est bien du point de vue du fournisseur qui vous invite. Partir avec une table vide signifierait qu’ils n’ont pas commandé suffisamment.

Côté saveur, comme pour tout le reste, la cuisine chinoise est un mélange très contrasté, de tout et de son contraire. On peut avoir des plats très savoureux, bien assaisonnés (épicés ou  non), et des plats extrêmement fades, gustativement sans le moindre intérêt. Légumes, poissons, crustacés, porc, bœuf, poulet, gâteaux de riz, à base de tofu, il y en a pour tous les goûts, et même si certains plats ne m’inspiraient pas confiance, je trouvais toujours de quoi bien manger.

J’ai également pu tester le « barbecue », toujours dans une salle privatisée, avec un cuisinier attitré qui prépare les plats (en quantité là encore) devant vous sur une plaque chauffante, avec pour seul outil 2 spatules et beaucoup d’agilité. Original et sympa, même si là encore on peut avoir des plats succulents suivis d’autres dont on se serait bien passé.

Un peu dans le même esprit, j’ai pu tester un soir avec mon collègue une pierrade où l’on fait cuire soit-même au milieu de la table la viande et les légumes que l’on a commandé.

Le plus dérangeant avec la nourriture, ce sont les horaires des repas. 11h30 pour le déjeuner, 18h pour le dîner.

Un pays bridé

Le jeu de mot était facile mais je ne pouvais m’en empêcher. Je savais que durant mon séjour je ne pourrai pas aller librement sur mon smartphone checker mes emails et mon site, ne serait-ce que par mon emploi du temps et mon activité, mais j’étais loin de penser que j’allais autant être privé de mes habitudes durant tout le séjour. Il faut savoir que Google est interdit et bloqué de l’internet chinois depuis quelques années déjà, ainsi que pas mal d’autres sites. Du coup, avec un smartphone android, un compte email gmail et un navigateur chrome, vous êtes plus que limité. Malgré les bornes wifi présentes partout, je n’ai rien pu faire avec mon téléphone, sauf un peu de Skype (pas évident avec 6 ou 7h -selon horaire d’été ou d’hiver chez nous- de décalage avec la France). Sur mon ordi j’ai du batailler pour installer un VPN (pour simuler être sur un serveur en France), mais malgré cela j’avais beaucoup de difficultés à me connecter à mes emails, mon site, Twitter et autres.

Autant ça ne me dérange pas d’être déconnecté quand je pars en vacances, autant là ça m’a beaucoup frustré, mais j’étais de toutes façons avec les déplacements trop fatigué le soir pour imaginer bosser sur le site même si j’avais pu m’y connecter normalement.

C’était assez handicapant également pour préparer des choses à visiter durant le week-end, ou trouver son chemin, d’autant que les locaux ne sont pas souvent d’une grande aide lorsque vous cherchez votre chemin, pas même le personnel d’accueil des hôtels.

Sans être atteint et accroc comme eux, j’avoue que ces 2 semaines sans accès à mon petit monde d’internet ont été pénibles.

Les news des jeux-vidéo

Je reprends doucement mes marques et je fais le points sur les news que j’ai manqué durant ces 2 semaines, je ferai des articles dans la semaine pour les sujets sur lesquels je souhaite revenir.

La Paris Games Week

Comme annoncé avant mon départ, mon séjour est tombé en plein sur la Paris Games Week à laquelle je n’ai donc pas pu assister. Avant mon départ, j’étais évidemment déçu de ne pas avoir eu mon accréditation, mais aussi de ne pas pouvoir y aller car j’espérai que cette année le salon en vaille la peine. De ce que je peux lire et voir à mon retour, je pense effectivement avoir manqué un bon évènement.

C’est d’autant plus frustrant que j’aurai pu finalement avoir un accès presse au salon mais aussi et surtout un accès à la conférence PlayStationPGW, et à des évènements particulier sur le stand PlayStation à la rencontre de Troy Baker et Nolan North pour Uncharted 4, ou encore pour tester le PlayStation VR (casque de réalité virtuelle). Côté Activision j’aurai également pu réaliser des interviews autour de Destiny et Guitar Hero Live.

Je ne vais donc pas vous faire un compte-rendu puisque je n’y étais pas, mais je vais tout de même revenir sur les évènements important que j’ai manqué.

Uncharted 4

Le multijoueur était à l’honneur à la PGW. Celui d’Uncharted 2 et Uncharted 3 m’ont rapidement blasés de part les objectifs chronophages des trophées des DLC et la frustration de jouer en tant que newbies contre de très bons joueurs. Le multijoueur d’Uncharted 4 semble se démarquer et proposer du changement, en s’appuyant sur l’expérience de celui de The Last Of Us, ce qui est plutôt une très bonne chose, puisque j’ai adoré ce dernier.

 

J’en ai discuté avec jblaster qui a pu assister à une présentation et le tester, ses impressions confirment les impressions données par le trailer. Il y a des éléments qui font que chaque joueur peut avoir un rôle différent, s’orientant vers le soin, le soutien, l’offensive etc. L’ajout des reliques (des précédents jeux) avec des pouvoirs spéciaux va également pas mal changer les habitudes et offrir un gameplay qui pourrait bien me plaire si j’ai l’occasion de jouer avec mes camarades habituels.

Ma seule crainte reste les trophées multi, mais pour ce qui est de s’amuser en jouant, les doutes s’effacent.

#DRIVECLUB BIKES

Même si je suis à la ramasse complet avec tous les DLC à faire et quelques objectifs pour le platine, j’aime beaucoup #DRIVECLUB et quelle ne fût pas ma surprise d’apprendre l’existence d’une version moto du jeu. Les jeux de motos sont rares sur console et rarement de qualité, je suis donc assez curieux de découvrir ce stand alone et tester le pilotage.

 

Gravity Rush 2

Gravity Rush premier du nom est pour beaucoup de joueurs un des meilleurs jeux sur PlayStation Vita. De mon côté, même si j’ai obtenu le platine et tous les trophées des DLC, j’ai un avis très mitigé sur le jeu. Le concept est génial, le gameplay vraiment perfectible, et la réalisation et le scénario trop décousus à mon goût.

Je suis malgré tout très curieux de découvrir la suite, en espérant que le passage sur PlayStation 4 ne dégrade pas encore plus le gameplay qui est l’élément central de cette licence.

 

Les nouveautés avec les 3 différentes gravités (pour influer sur la vitesse et la force) et les attaques tag avec un personnage en soutien (Raven) sont plutôt intéressantes.

Rise Of The Tomb Raiser

Même s’il sort sur Xbox One dans un premier temps, et que j’attendrai la version PlayStation 4 pour y jouer, j’aurai bien aimé le tester et me faire un premier avis sur cette suite du reboot que j’avais bien aimé.

 

Ratchet & Clank

J’ai encore le 3 HD et Gladiator à faire, mais j’ai bien envie de refaire le premier dans cette nouvelle version sur PlayStation 4, je fais toute confiance au studio d’Insomniac Games pour une réalisation impeccable et un jeu visuellement excellent, je suis également très curieux de découvrir comment ils vont mélanger les nouveaux éléments à ceux de la version originale.

 

PlayStation VR

Même si je ne pense pas me jeter dessus à sa sortie et que j’ai de gros doutes quant à son intérêt sur la durée, j’aurai bien aimé tester le casque de réalité virtuel de Sony. Évidemment les sensations et le gameplay seront inédits, déroutant et impressionnant au début, mais qu’en sera-t-il sur la durée ? Les titres proposés seront-ils de vrais jeux dignes de ce nom ou de simples démos techniques ? L’accessoire aurait-il un vrai soutien ou tombera-t-il rapidement dans l’oubli comme les PlayStation Move ?

Retour à la normale

Je vais reprendre la réalisation d’articles sur le site, vous aurez notamment bientôt les tests annoncés de Transformers Devastation et Guitar Hero Live, ainsi que le compte-rendu de l’expo Star Wars.

Je vais également poursuivre les concours (par facilité d’organisation et de participation, ils ont lieu le plus souvent sur Twitter uniquement) pour vous faire profiter de jeux auxquels j’ai aimé jouer plutôt que de les laisser moisir dans un placard.

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