Posté le 3 juin 2013 Par Dans PlayStation 3, Tests

[Test] [PS3] Wonderbook – Diggs Nightcrawler : Détective Privé

PlayStation France m’a fait parvenir un exemplaire de Diggs Nightcrawler : Détective privé et je les en remercie car je peux grâce à eux vous proposer ce test complet.

Il s’agit du second jeu utilisant le livre Wonderbook.

Précisons que le jeu a pour cibles les enfants de 8-12 ans et que bien qu’il soit jouable par des plus grands voire des adultes, il a vraiment été conçu pour les plus jeunes.

Crédits

  • Plateforme : PS3 (support du test)
  • Date de sortie : 29/05/2013
  • Développeur : Moonbot Studio
  • Editeur : Sony
  • Type de jeu : Aventure
  • Nb de joueurs : 1
  • Online : Non
  • PEGI : 7
  • Périphériques : Wonderbook + PlayStation Eye + PlayStation Move (tous obligatoires)

Menus & Modes de jeu

Le jeu commence avec une vidéo d’un personnage œuf, Humpty qui s’est enregistré pour annoncer qu’on allait le tuer. La vidéo s’adresse directement à vous, joueur, et Humpty vous charge d’aller chercher le détective privé Diggs Nightcrawler pour mener l’enquête sur son meurtre.

C’est ainsi que l’aventure commence, et c’est ensuite en duo que vous évoluerez. En effet, vous devenez le partenaire de Diggs, une chenille aux faux airs de Dick Tracy, en l’aidant à trouver des indices sur le meurtre de son ami.

L’aventure se déroule en 3 chapitres et vous plongera dans l’univers particulier de Bibliopolis.

Commandes & Jouabilité

L’intégralité du jeu se fait en manipulant le livre Wonderbook. Contrairement à Book Of Spells pour lequel le livre servait de support mais dont le gameplay dépendait du PlayStation Move (faisant office de baguette magique), dans Diggs Nightcrawler c’est bien en tournant le livre, en repliant légèrement une page ou en l’inclinant que vous avancez dans l’aventure.

Ainsi, vous pourrez éclairer un endroit particulier d’une scène de crime en inclinant le livre afin d’orienter une lumière. Vous pourrez également tourner le livre afin de voir une pièce sous un autre angle.

L’utilisation du Wonderbook est originale, mais le déroulement du jeu est très scénarisé et laisse peu de place à la liberté de mouvement. Si par exemple vous tournez le livre et donc la vue d’une scène alors que ça n’est pas attendu à ce moment-là du jeu, les dialogues s’arrêtent et il faut replacer le livre dans la bonne orientation pour poursuivre.

Il n’y a donc rien de spécialement caché ou annexe à faire.

Une fois le premier chapitre fini cependant, vous débloquez une option mission photo, et vous pouvez alors recommencer les niveaux en activant se mode afin de prendre en photo des scènes du jeu. Pour cela, il faut prendre le PlayStation Move qui trouve enfin un usage, et le déplacer dans l’espace au-dessus du livre comme on déplacerait une loupe.

Cela prend tout son intérêt lorsque l’on consulte le menu pause qui suggère 4/5 photos bien précises à prendre sur chaque scène. L’idée est sympa, malheureusement dans quelques cas on a beau prendre la photo au bon endroit au bon moment, ça ne valide pas la mission photo et il faut recommencer. Heureusement, on peut facilement relancer une scène en tournant la page du livre puis en remettant la page correspondant à la scène souhaitée, mais la précision requise pour certaines photos est un peu trop exigeante et pourra agacer, voire décourager l’enfant qui joue.

Le gameplay est original et les manipulation relativement simples sur le papier, en pratique si l’enfant est brusque ou imprécis dans sa manipulation cela peut poser problème avec la reconnaissance du livre via la caméra PlayStation Eye. La surveillance d’un parent pour l’aider pourrait être utile.

Graphisme & Animation

Le jeu n’éclate pas la rétine mais n’est pas désagréable à regarder. L’univers des polars est très bien retranscrit visuellement, les décors contiennent quelques détails qu’il faudra prendre en photo.

Les animations des personnages sont sympathiques, notamment celle du personnage principal, Diggs. En effet ses déplacements de chenille sont bien réalisés.

Bref, le jeu n’est pas sublime mais tout de même joli et devrait bien plonger les enfants dans l’univers.

Bande son

Là encore l’univers est très bien retranscrit, les musiques blues mettent tout de suite dans l’ambiance, les sons sont rigolos, et les voix calmes et posées permettront à l’enfant de bien comprendre l’histoire. Il est possible d’afficher les sous-titres pour aider à la compréhension.

Le petit plus au niveau des sons, c’est la voix de Patrick Poivey que l’on a l’habitude d’entendre comme doublage français de Bruce Willis. Sans doute que les enfants n’y attacherons pas autant d’intérêt que les adultes, mais cela reste sympathique, même si ses doublages manquent parfois de conviction. Certaines phrases sont dites de manière un peu plate, mais peut-être que c’est une consigne qui a été donnée pour que le jeu sois accessible aux plus petits.

Ceci dit, en tant qu’adulte, cela casse un peu l’immersion.

Durée de vie

C’est le gros point faible du jeu. Il faudra seulement 1h30/2h grand maximum pour finir une première fois le jeu. Heureusement le mode mission photo offre un intérêt d’une seconde partie un peu différente à faire, et le prix est assez bas (14,99€ sur la PlayStation Store, 19,99€ en version boite seul et 24,99€ en version boite + Wonderbook).

On aurait apprécié plus de chapitres, et même si un enfant ne voit pas de la même façon le fait de refaire encore et encore une même scène d’un jeu, il ne devrait pas rester des semaines sur ce jeu.

Trophées

Les trophées ne se contentent pas de vous demander d’avancer dans l’histoire et proposent de vrais challenges, parfois à l’opposé d’un autre trophée ce qui incitera à recommencer le jeu. Par exemple, il faudra réussir un passage sans faire d’erreur pour un trophée, mais pour un autre il faudra réussir ce même passage en faisant quasiment tout le temps des erreurs.

D’autres objectifs seront basés sur un temps de réalisation, pas toujours évident, et il faudra également réussir toutes les missions photo.

Heureusement que l’on peut relancer une scène du jeu en tournant la page du livre puis en la remettant, car certains défis ne sont pas évidents, et surtout certaines missions photo sont difficiles à réussir et il faudra relancer la scène de nombreuses fois, au point de pouvoir agacer un adulte. Il est donc probable qu’un enfant ne s’obstine pas autant pour les trophées, en tous cas il y a un challenge intéressant à obtenir le platine, sans qu’il soit insurmontable pour autant.

Trailer Officiel

Verdict

Diggs Nightcrawler est un petit jeu sympathique avec un gameplay original, qui permet de ressortir le Wonderbook des placards. On regrette qu’il soit si court alors qu’il y avait largement matière à proposer plus de contenu. Heureusement le faible prix du titre aide à accepter cette faible durée de vie, et le challenge proposé par les trophées, ainsi que le plaisir que peut procurer le jeu à être fait par un enfant ou pour un adulte à l’accompagner en font un jeu agréable et intéressant à faire.

Les :

  • Original, bonne utilisation du Wonderbook
  • L’ambiance noire
  • Le challenge pour certains trophées
  • La voix de Patrick Poivey (Bruce Willis)

Les :

  • Trop court
  • Des photos vraiment pas évidentes à prendre
  • Trop scripté, rien à faire en dehors de l’histoire

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2 Réponses

  1. Je me tâté à me le prendre… vu la durée de vie, j’attendrai une promo ^^

  2. Il a vraiment l’air cool ce jeu, merci pour ton test, il ne reste plus qu’à aller l’acheter maintenant ^^

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