Posté le 1 septembre 2014 Par Dans PlayStation 3, PlayStation Vita, Tests

[Test] Thomas Was Alone

Vous aimez les petits jeux indépendants, la plateforme et la réflexion ? Ça tombe bien, Thomas Was Alone est tout cela à la fois.

Crédits

  • Plateforme : PS3 (support du test), PSVita (support du test), PC, Mac, iPhone
  • Date de sortie : 24/04/2013
  • Développeur : Mike Bithell
  • Editeur : Curve Studios
  • Type de jeu : Plateforme
  • Nb de joueurs : 1
  • Online : Oui (synchronisation des données)
  • PEGI : 12
  • Périphériques : aucun

Menus & Modes de jeu

Thomas Was Alone, c’est l’histoire d’un bug dans un programme et d’un élément isolé, nommé Thomas, qui s’interroge sur son existence et va tenter d’explorer le monde qui l’entoure. Il s’aperçoit très vite qu’il n’est pas si seul qu’il le pensait.

L’histoire, narrée tout au long de la progression, est un prétexte à l’enchainement de 100 niveaux répartis en 10 chapitres de 10 niveaux chacun.

Depuis le menu du jeu, vous avez la possibilité de reprendre la partie, d’en lancer une nouvelle ou d’accéder à n’importe quel niveau déjà effectué.

Il est également possible d’accéder aux paramètres de son, d’affichage etc, et même de synchroniser les données de sauvegarde sur le Cloud puisque le jeu est cross-buy et cross-save entre les versions PSVita et PS3. A noter cependant que tout n’est pas synchronisé dans la sauvegarde commune (voir paragraphe sur les trophées).

On regrettera juste, d’un point de vue ergonomie pour la navigation dans les menu, le fait de ne pas pouvoir aller tout en haut pour aller en bas d’une liste, ou de revenir en haut de la liste en descendant jusqu’en bas, ainsi que l’absence d’une touche pour revenir au menu précédent (nous sommes obligé d’aller sur la première ligne du menu pour « retour au menu précédent »).

Graphisme & Animation

Une fois n’est pas coutume, parlons des graphismes avant le gameplay, puisque ce dernier découle directement du style visuel du jeu.

L’environnement est en 2D. Les décors sont simples, rectangulaires et noirs. Le fond est animé, coloré mais reste très minimaliste.

Thomas, que vous incarnez, est un rectangle rouge. Les autres personnages sont également des rectangles, de formes et de couleurs différentes.

Globalement Thomas Was Alone est sobre, minimaliste, épuré, mais finalement assez joli et artistique.

L’ajustement des textes à l’écran en fonction des mouvements est assez esthétique, mais très pénible pour la lecture.

Commandes & Jouabilité

Nous sommes face à un jeu de plateforme, à première vue assez basique, puisque les décors sont rectangulaires, et que le « personnage » aussi. Le principe pour chaque niveau est d’amener le personnage dans une porte (représentée par une silhouette blanche de la taille du personnage).

On peut diriger le rectangle avec la croix directionnelle ou le stick analogique gauche, au choix. On peut sauter avec la touche X.

Mais le concept se corse rapidement avec l’apparition d’eau, de pics, de plateformes mouvantes, de bloc trop hauts pour être franchis, mais aussi de nouveaux personnages dont les formes, les couleurs mais surtout les propriétés diffèrent : un va sauter très haut, un autre va flotter, un autre encore va être très limité dans ses sauts etc.

Et de ces particularités vont découler des puzzles, des manières bien particulières de compléter chaque niveau. Il faudra se creuser les méninges pour déterminer l’ordre et les actions à accomplir avec chaque personnage.

Pour switcher d’un personnage à l’autre, il suffit d’appuyer sur les touches L ou R. Sur PSVita, il est également possible de toucher directement sur l’écran le personnage que l’on souhaite diriger. Un indicateur en bas à droite de l’écran représente les différents personnages présents dans le niveau et précise celui qui est actuellement contrôlé. De même qu’un curseur est placé juste au-dessus du personnage que l’on dirige.

Placer un personnage sur sa porte de sortie (chacun a la sienne) n’est pas irréversible, si jamais vous vous apercevez que vous avez besoin d’un personnage pour aider un autre à franchir un obstacle, vous avez toujours la possibilité de revenir en arrière.

Il peut arriver en revanche que vous soyez littéralement coincé dans un endroit dont vous ne pouvez sortir, il vous faudra alors recommencer le niveau. Une meilleure maitrise de ce genre de situation a déjà été constatée dans d’autres jeux de ce type, mais ce n’est heureusement pas trop fréquent de se retrouver coincé.

A noter également la présence de collectibles, nommés des « morceaux de trophées ». Ils sont au nombre de 2 par chapitre (toujours 1 seul par niveau), et sont représentés par un tout petit carré noir, qu’il est très facile de ne pas voir si vous n’êtes pas attentif. _ Une observation du niveau en bougeant la caméra avec le stick analogique droit permettra bien souvent de le repérer.

Bande son

Ce que vous entendrez le plus, c’est la voix (en anglais) d’un narrateur tout au long de l’aventure. Une voix à l’accent British, posée et douce.

Des petits sons pour les sauts, les morts, l’accomplissement d’un niveau, tout aussi minimalistes que les graphismes, viennent égayer le tout.

Les musiques sont douces et poétiques et nous accompagnent agréablement au cours de notre périple.

Durée de vie

Face à ce type de jeu, la durée de vie dépendra fortement de votre adresse à passer certaines plateformes et de votre capacité de réflexion à trouver les bonnes solutions pour progresser.

Un joueur ayant l’habitude de ce type de jeu y passera 3 heures environ, un joueur moins habitué pourra y passer 5 heures ou plus.

Trophées

Avant toute chose, sachez que la progression du jeu n’est pas totalement synchronisée avec le cross-save. La synchronisation via le Cloud ne synchronise que la liste des niveaux parcourus, mais la collecte des morceaux de trophées est indépendante d’une console à l’autre. Il est donc recommandé de ne jouer que sur une des deux consoles.

En effet, la plupart des trophées sont liés à la collecte des morceaux de trophées et l’un des trophées, celui qui consiste à tous les collecter est très souvent bugué.

Si vous êtes dans ce cas, une solution est de refaire un à un chaque niveau qui contient normalement les collectibles, il devrait y en avoir un où le morceau de trophée apparait à nouveau, et le récupérer débloque le trophée.

Si ce n’est pas le cas, une autre solution consiste à synchroniser les données sur le Cloud et de refaire sur l’autre console tous les niveaux qui contiennent les collectibles.

Si vous avez le bug, mais que vous n’avez qu’une console et plus aucun collectible à récupérer, vous êtes bon pour supprimer le jeu, le réinstaller et tout recommencer.

Les collectibles, une fois que l’on sait à quoi ils ressemblent, sont assez simples à trouver (dans le pire des cas il est toujours possible de trouver des guides sur internet).

Les autres trophées seront normalement obtenus au cours de la partie. Si tel n’était pas le cas, rebondir sur le personnage rebond ou mourir un certain nombre de fois est très facile en passant par la sélection de niveau.

Il n’y a pas de platine pour ce petit jeu indé mais le 100% est très accessible.

Trailer Officiel

Verdict

Thomas Was Alone est un bon petit jeu indé, avec une direction artistique et un gameplay originaux pour qui n’a pas trop l’habitude de jouer autrement que sur console.

Mais à bien y regarder, TWA est très classique et l’on trouve facilement des tonnes de jeux assez similaires sur internet, notamment sur les sites de jeux en flash.

Mais peu importe qu’il soit unique ou très semblable à d’autres jeux, le principal étant qu’il est agréable à jouer.

Les :

  • Une histoire malgré un concept très basique
  • Une progression bien dosée du level design

Les :

  • Une interface des menus perfectible
  • Un bug de trophée qui peut être très contraignant (jusqu’à refaire le jeu de 0)

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