Robinson The Journey

Posté le 12 décembre 2016 Par Dans PlayStation VR

[Test] [PSVR] Robinson : The Journey

Robinson The Journey propose une aventure immersive (exclusive PlayStation VR) sur une planète inconnue, et croyez-moi ce ne sera pas de tout repos. J’ai donné de ma personne (au sens propre) dans cette expédition pour vous proposer ce test.

Robinson The Journey

Merci à PlayStation France pour l’envoi d’un code du jeu pour la réalisation de ce test.

Crédits

  • Plateforme : PS4 (support du test)
  • Date de sortie : 09/11/2016
  • Développeur : Crytek
  • Editeur : Crytek
  • Type de jeu : Aventure
  • Nb de joueurs : 1
  • Online : Non
  • PEGI : 12
  • Périphériques : PlayStation VR (obligatoire)

Histoire & Mode de jeu

Robinson The Journey

Vous êtes Robin, un jeune rescapé, et à priori le seul, du crash d’une station spatiale sur une planète hostile nommée Tyson III. Après une introduction extrêmement brève de 3 images accompagnées de 3 commentaires, vous vous retrouvez dans une base de fortune que vous avez construit avec l’aide de Higs, un robot volant qui vous assiste et vous conseille. Vous êtes également accompagné de Laika, un dinosaure que vous avez recueilli à la naissance et qui est devenu votre animal de compagnie.

Robinson The Journey

Après une rapide découverte des lieux, vous allez vouloir explorer les alentours pour tenter d’en apprendre plus sur ce qu’il s’est passé.

Si l’on aurait sans doute apprécié une introduction plus travaillée, le reste tient la route et est bien amené, pour un dénouement « intense » (dans la mesure du reste du jeu). Le fait de ne pas commencer le jeu au moment du crash mais plus tard se comprend, l’aventure qui nous est proposée est bien plus intéressante que s’il avait fallu tout mettre en place.

Une fois l’aventure principale terminée, vous aurez tout le loisir de continuer de vous promener, pour compléter vos recherches ou réaliser les actions secondaires, et le tout sera facilité par un accès rapide à tous les points clés des différentes zones du jeu.

Robinson The Journey

Un menu simple et rapide propose différents réglages, dont le mode de rotation : fluide (en continue), ou angulaire (par à coups) franc ou progressif. Un conseil, ne réglez pas sur fluide. J’ai pensé que ce serait mieux, j’ai eu des sensations désagréables de nausée, des sueurs froides et mal au ventre dès les premières secondes de jeu. J’ai tenu 15 minutes avant d’arrêter de force le jeu, et j’ai été mal toute la journée qui a suivi.

Dans le jeu vous pouvez afficher à tout moment la carte, les objectifs, ainsi que les différentes actions à réaliser pour les trophées.

Commandes & Jouabilité

Robinson The Journey

Pour explorer Tyson III, vous devrez marcher, grimper, et surtout vous servir de votre scanneur. Ce dernier ressemble énormément à un PlayStation Move, mais pourtant cet accessoire n’est pas compatible avec ce jeu. Tout se fait avec la dualshock 4 et les mouvements de tête. C’est assez incompréhensible d’avoir « le PSMove » dans le jeu mais pas en vrai, mais les commandes à la manette fonctionnent plutôt bien dans l’ensemble, on oublie vite que nos accessoires fraichement dépoussiérés ne serviront finalement pas.

Vous vous déplacez avec le joystick gauche, vous pouvez tourner la tête à 360° et vers le haut ou le bas pour observer et viser, mais pour réellement tourner, c’est avec le joystick droit. Et c’est là que les ennuis commencent. Non pas que ça ne marche pas, mais l’effet est très désagréable au début, et comme je le disais dans le chapitre précédent, j’en ai été malade dès les premières secondes de jeu. Les différentes personnes avec qui j’ai discuté de Robinson The Journey avant même de l’essayer m’avaient prévenu mais je ne m’attendais pas à avoir ce sentiment désagréable à ce point, je n’avais jamais ressenti ça pour un autre jeu ou démo. La session suivante avec la rotation angulaire, j’ai tenu un peu plus longtemps (45 minutes), celle d’après en peu plus (entre 1 heure et 1h30) pour après pouvoir jouer plus de 3 heures sans avoir envie d’arrêter à cause de la nausée, mais toujours en ayant une sensation désagréable en arrêtant (là encore moins forte et moins longue à chaque nouvelle session).

Robinson The Journey

Revenons-en aux commandes. Pas de souci pour marcher, attention tout de même à ne pas trop tourner en même temps dans les zones avec du relief, je me suis déjà plusieurs fois retrouvé coincé dans le décor à devoir quitter le jeu. Vous pouvez également grimper le long de certaines parois après des champignons. Vous devrez même le faire très souvent au cours de l’aventure. Il suffit de s’approcher du bord et Robin met automatiquement les mains en avant. Vous jouez ensuite avec L2 et R2 pour vous agripper avec la main gauche ou la droite, tout en avançant la tête et en regardant là où vous souhaitez vous agripper. Ça n’est pas si facile dans la pratique et on ne sait parfois pas trop comment orienter la tête, mais surtout la plupart du temps on se retrouve avec les mains croisées avec une telle distance que l’on perd un peu en crédibilité et en immersion. Une fois que l’on a pris le coup de main ces phases d’escalade s’enchainent bien.

En plus des déplacements, vous devrez user de votre scanneur pour scanner (sans blague), les espèces animales environnantes notamment, mais aussi des débris du vaisseau et d’autre Higs pour obtenir des informations sur le crash. Là encore les mouvements de tête seront sollicités pour viser des zones à scanner. Grâce à cet outil, vous pourrez également déplacer des objets, et donner des ordres à Laika, votre dino de compagnie. Cela donnera ainsi l’occasion de vous amuser avec à différents jeux, car vous êtes un enfant après tout.

Higs vous assistera dans les tâches à accomplir, mais pas toujours de la meilleure façon, et pas de manière toujours très claire. Ajoutons à cela un défaut à la carte, celui de ne pas savoir où vous vous trouvez, et vous pourrez parfois bêtement bloquer à un moment du jeu tout en ayant pourtant une forte idée de quoi faire. Sur un jeu où le temps peut être compté (quand il donne la nausée), c’est assez embêtant de tourner en rond, et j’avoue avoir eu recours à une recherche sur internet alors que je bloquais à un endroit où je faisais pourtant ce qu’il fallait.

Il ne faudra pas hésiter non plus à explorer tous les recoins par vous-même pour trouver des créatures à scanner, des éléments d’informations cachés ou des actions secondaires à réaliser. Tout n’est pas explicite ceci dit, il vous restera certainement des choses à faire une fois l’histoire terminée, sans savoir vraiment quoi.

Graphisme & Animation

Robinson The Journey

Comme l’ensemble des jeux PlayStation VR, les graphismes sont en deçà des standards actuels, de manière à proposer une expérience à 360° et en relief. Robinson The Journey n’échappe pas à la règle, et on se sent plus proche d’un rendu PS3. Ce n’est pas gênant en soit du moment que l’on accepte ce principe, et même si l’ensemble reste assez simple, ce n’en est pas moins joli et agréable. On a même droit à des environnements variés et des créatures aux animations réalistes. Vous pourriez même au cours de votre exploration être surpris voire ébahi devant certaines scènes. Ce qui gêne en revanche, c’est un clipping fréquent (affichage tardif de certains éléments) et quelques scintillements sur des arêtes de parois par exemple.

Robinson The Journey

Toujours pour des soucis de ressources, bien qu’en vue à la première personne, seules vos mains sont matérialisées (c’est très souvent le cas dans les jeux en réalité virtuelle). Vous ne voyez ni vos bras ni votre corps. J’ai encore du mal à m’y faire mais c’est pour la bonne cause. Mais comme il n’est pas possible de jouer au PSMove, les déplacements des mains sont maitrisés et la matérialisation des bras aurait pu se faire sans provoquer d’animation farfelue, sauf probablement lors des phases d’escalade.

C’est donc visuellement très correct, ni moche ni extraordinaire, mais je mettrais tout de même un bémol sur les graphismes et l’animation car je suis convaincu qu’ils ont un rôle important dans le malaise que le jeu provoque. Il y a un léger décalage ou je ne sais quoi entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent, un peu comme lorsque l’on est dans une voiture qui roule en montagne et que l’on ne regarde pas la route (mais à l’inverse, ici on voit que ça bouge sans que le corps n’en ressente les effets).

L’interface et les menus sont plutôt agréables. Les vues du dessus lors des requêtes de Higs sont absolument sublimes et l’effet de relief y est impressionnant. On se croirait en train de regarder une maquette ultra détaillée et réaliste (le rendu n’est évidemment pas aussi bon sur une capture d’écran).

Si vous jouez sur PS4 Pro, l’effet de flou que vous pouvez observer sur les bords de l’écran sur une PS4 classique s’estompera et l’image sera plus nette partout. Cela aidera sans doute à réduire la sensation de malaise.

Bande son

Les voix, en français, sont de bonne facture, Higs en tête, et tant mieux car il est bavard. La voix de Robin fait plutôt penser à une jeune fille mais ça n’est pas bien gênant. Les bruits de la nature et de la faune sont assez réalistes (en tous cas de l’idée que je me fais des cris des dinosaures). En revanche, la spatialisation au casque audio n’est pas excellente et dans certaines situations il est parfois difficile de savoir d’où vient le danger. On tourne la tête vers le son pour finalement regarder au mauvais endroit et entendre le son venir en fin de compte d’ailleurs.

Durée de vie

Il vous faudra plusieurs jours pour venir à bout de votre périple, si comme pour moi les premières sessions sont pénibles. Mais si on parle en heures de jeu, comptez moins de 5 heures pour finir l’aventure, et entre 5 et 10 heures pour accomplir tout ce qu’il est possible de faire. Finalement, de devoir jouer en plusieurs fois à du bon, cela rallonge artificiellement le temps à passer dessus, car sans cela, pour les gros joueurs, en une session ou deux s’en serait terminé.

Robinson The Journey

Même si l’aventure est intéressante et assez complète, cela peut paraitre un peu court pour le prix de lancement du jeu.

Trophées

Robinson The Journey propose un trophée de platine, dont la difficulté majeure sera de réussir à jouer jusqu’au bout, en affrontant les désagréable sensations des débuts. Vous devrez tout observer et réaliser de nombreuses tâches annexes, pour lesquelles les trophées sont bien souvent cachés (dans la liste et dans le menu des objectifs), et franchement pas évident à deviner seul. Je pense qu’il y a très peu de chance de tous les débloquer sans jamais regarder une liste non cachée sur internet, mais je vous conseille tout de même d’attendre d’avoir terminé l’histoire avant de le faire pour ne pas vous gâcher certaines surprises. De toutes façons aucun trophée n’est manquable et le déplacement rapide une fois le jeu terminé aide grandement à enchainer les trophées restants.

Trailer

 

Verdict

Le concept La prise en main

Robinson The Journey est un jeu intéressant sur le papier, qui propose une chouette aventure, bien amenée, et l’on se prend au jeu du petit garçon perdu mais curieux qui veut en découvrir toujours plus sur ce qui l’entoure. C’est tripant d’évoluer sur une planète à l’ère de la préhistoire, mais des tripes justement, il va vous en falloir, car la réalisation est catastrophique et le jeu rend malade. Je n’ai ressenti cela pour aucun autre jeu ou démo jusqu’à présent, pas même ceux que les personnes avec qui je parle PSVR ont parfois dérangé. Robinson The Journey est le seul, mais il ne fait pas les choses à moitié, et je me suis vraiment senti très mal. Heureusement, à force d’y jouer, j’ai fini par m’habituer et à l’apprécier à sa juste valeur, même si j’ai toujours ce petit je ne sais quoi désagréable au ventre lorsque j’arrête. Alors peut-être que vous n’aurez pas ce souci, auquel cas vous pourrez apprécier pleinement l’aventure, mais si vous êtes un joueur normal, et que vous êtes soumis à ce ressenti, sans contrainte de devoir tester le jeu, vous pourriez bien regretter rapidement votre achat et ne plus vouloir y jouer, auquel cas le prix (un peu fort) vous restera lui aussi au travers de la gorge.

Le mieux serait de pouvoir le tester par vous-même en magasin, et vous demander si vous êtes prêt à souffrir un peu sur les premières séances, le temps de vous habituer. Car en faisant abstraction de ce désagrément, Robinson The Journey est une chouette (petite) aventure qui exploite bien le PSVR (mais pas les PSMove).

Les :

  • Un chouette univers et une belle ambiance au pays des dinosaures
  • Les nombreuses actions secondaires amusantes
  • Des passages variés demandant parfois de la réflexion
  • Denver Laika le petit dinosaure

Les :

  • Le jeu rend malade (puis on s’habitue)
  • Quoi faire n’est pas toujours très clair et on peut bloquer bêtement
  • Quelques soucis de collisions
  • La gestion des mains durant les phases d’escalade
  • Un prix (de lancement, je ne tiens pas compte des baisses de prix et promo que le jeu subira dans le temps) un peu fort par rapport au contenu
  • Le jeu n’est pas compatible PSMove (cela n’apporterait peut-être pas grand chose ceci dit)

SUGGESTION

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4 Réponses

  1. La nausée, les sueurs froides et le mal au ventre qui dure jusqu’au lendemain, je l’ai vécu sur l’un des jeux du PS VR World, « Scavengers Odyssey » …donc à mes yeux ça vient du jeu, car EVE qui pourtant nous fait tourner dans tous les sens, ne m’a pas du tout fait cet effet…à moins qu’on s’habitue ??? ^^

    • Je pense qu’Eve Valkyrie est différent car aérien, on est dans l’espace et non en appui, et même si tout cela reste des illusions que l’esprit subit, l’effet n’est pas le même.

      Je n’ai pas essayé Scavengers Odyssey mais on doit être bien plus proche de Robinson en terme de sensation. D’autres jeux évitent ce désagrément avec des déplacements téléportés (Batman Arkham VR, Rise Of The Tomb Raider – Le Manoir Croft), mais tous les jeux en VR avec déplacements au sol sont pas sujet au motion sickness, il doit bien y avoir une part de responsabilité dans les graphismes et l’animation, et peut-être la physique du jeu je ne sais pas.

      En tous cas pour Robinson j’ai fini par m’y habituer mais je ne pense pas que tout le monde sera prêt à se rendre malade pour un jeu.

  2. Je suis fan de ce genre de jeu. Le scénario n’est pas particulièrement intrigant, mais le gameplay te donne envie d’en découvrir toujours plus. Cela compense largement le manque de qualité concernant le graphisme.

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