Déraciné

Posté le 7 janvier 2019 Par Dans PlayStation VR

[Test] Déraciné

Plongez dans une histoire d’esprit avec Déraciné, une aventure immersive en réalité virtuelle dont voici mon test.

Déraciné

Merci à PlayStation France pour l’envoi d’un code du jeu pour la réalisation de ce test.

Les captures d’écran ont été réalisées depuis le PSVR et ont donc un aspect plus écrasé et moins immersif que lorsque l’on joue avec le casque sur la tête.

Crédits

  • Plateforme : PS4 (support du test), PS4 Pro
  • Date de sortie : 06/11/2018
  • Développeur : FromSoftware, SIE Japan Studio
  • Editeur : Sony Interactive Entertainment
  • Type de jeu : Aventure
  • Nb de joueurs : 1
  • Online : Non
  • PEGI : 12
  • Périphériques : Caque PlayStation VR et 2 PS Move obligatoires.

Histoire & Mode de jeu

Vous êtes un (gentil) esprit, perdu dans un pensionnat, lui aussi perdu au milieu d’on ne sait où, et vous vous découvrez 2 pouvoirs : celui d’interagir avec des objets, afin de revivre des scènes du passé et parfois même pour prendre ou déplacer ces objets, et le pouvoir de vous déplacer dans le temps. Vous pouvez même prendre ou donner l’énergie vitale des plantes et des animaux.

Avec un tel bagage, vous allez bien réussir à comprendre ce qu’il s’est passé au pensionnat ?

Déraciné est un jeu d’exploration. Au travers de vos déplacements dans le pensionnat, vous découvrirez des éléments et des évènements sur les personnes qui ont vécu là. L’histoire est très décousue jusque dans les derniers chapitres, certains éléments à découvrir de manière optionnelle sont assez importants pour la compréhension tandis que d’autres n’apporte franchement rien. Un peu dé-root-ant au début, on fini par accrocher à l’histoire et à vouloir découvrir son dénouement.

Il n’y a pas de niveau de difficulté, et les points de sauvegarde lorsque vous terminez un chapitre uniquement. Si vous quittez en cours de route vous devrez revivre entièrement le passage entamé. Il n’y a pas non plus de sélection de chapitre.

Commandes & Jouabilité

Vous êtes en vue subjective à la première « personne », si tant est que l’on puisse considérer un esprit comme une personne. Seules vos deux mains sont matérialisées, contrôlées chacune par un PS Move (il est donc obligatoire d’en avoir deux). Dans le prolongement de nos mains, c’est assez naturel, et les commandes sont relativement simples. Le gâchette en dessous permet de prendre des objets. A droite, le bouton central permet de valider le déplacement par téléportation vers un point lumineux, tandis que les boutons X et O permettent des rotations vers la droite ou la gauche. Côté gauche, le bouton central permet de s’accroupir, le X d’afficher un menu d’objets et le carré de voir l’objectif en cours.

Déraciné

C’est intuitif, on se déplace très facilement et même très rapidement si l’on a besoin d’aller à l’autre bout du pensionnat. Souvent les éléments avec lesquels on peut interagir apparaissent en surbrillance en se tenant naturellement, mais parfois il faudra se baisser ou se pencher, voire soulever un objet pour voir un élément à récupérer ou enclencher. Certains objets ne peuvent être déplacés que lorsque l’on se tient à un endroit précis, alors que l’on peut en stocker d’autres dans son inventaire. On ne choisi pas, c’est le jeu qui choisi et c’est du coup un peu trop directif. A l’inverse, on peut récupérer des objets qui n’ont à priori aucune utilité par la suite (ou je n’ai pas trouvé, ce qui indique que ça n’a rien d’indispensable ni d’intuitif). J’ai été un peu déçu par ce côté dirigiste et pas logique des interactions. Il y a parfois des objets que l’on aurait aimé pouvoir bouger, en vain, alors que l’on s’aperçoit des fois totalement par hasard que l’on peut en bouger certains sans que ça n’ait le moindre intérêt. De même qu’il y a des éléments qui ressemblent fort à des collectibles, que j’étais plutôt content de trouver sur les premier chapitres, avant de me rendre compte que ça ne servait à rien et qu’il n’y en avait plus ensuite.

Malgré tout, les commandes et l’aspect VR sont plutôt maitrisés et l’expérience n’aurait pas autant de saveur sans la réalité virtuelle.

Déraciné

A noter que si je n’ai ressenti aucune gêne durant mes sessions de jeu, j’avais toujours une très légère sensation de nausée en arrêtant, sans que ce soit vraiment dérangeant. Je ne suis habituellement pas ou peu sensible au motion sickness en jouant en VR. Peut-être que je me déplaçais un peu trop vite.

Déraciné

Graphisme & Animation

On est dans du standard pour de la VR sur PSVR. C’est relativement joli avec de beaux effets de profondeur, sans être exceptionnel. Certaines éléments sont bien modélisés, d’autres plus grossiers (les feuilles des arbres dans les jardins notamment). Les animations sont assez rares, puisque l’on se déplace dans des scènes passées et figées. Seuls quelques passages montrent les personnages en mouvement. Je ne suis pas fan de leur modélisation, mais je ne peux pas dire que ce soit moche.

Déraciné

Les couleurs sépia accentuent le côté souvenir et n’est pas désagréable.

Bande son et langue

Douce, limite subjective, la musique amène une jolie ambiance sonore tout en étant relativement discrète. Les voix sont en français, assez douces également. Les menus sont également en français, et certains éléments du décor sont traduits, mais pas les textes des lettres que l’on peut trouver dans les tiroirs. Dommage. Des sons bien caractéristiques vous indiquent si vous avez déclenché des éléments clé de la progression.

Le tout est assez propre et poétique et pourrait s’écouter en fond musical à la maison.

Durée de vie

Tout dépendra de votre curiosité à regarder partout, et à comprendre quoi faire. Pour ma part je suis un peu trop curieux, et jusqu’à m’apercevoir que beaucoup d’éléments secondaires n’apportaient rien, je faisais beaucoup d’allers et venues avant de m’atteler aux objectifs permettant de passer au chapitre suivant. J’ai même sur un chapitre été coincé, laissant le jeu de côté quelques jours.

Déraciné

Au final, je dirais que Déraciné dure 4 à 6 heures. Sans doute moins si vous allez vraiment à l’essentiel sans rien chercher, ce qui irait à l’encontre du principe du jeu. La rejouabilité est en revanche quasi nulle, en tous cas sans réel intérêt, sauf que la toute fin du jeu pourrait vous « obliger » à refaire une partie.

Trophées

Tous les trophées sont liés à la progression dans l’histoire, à l’exception du tout dernier qui demande une action spécifique et pas forcément naturelle, si vous n’avez pas été très attentifs aux évènements de l’histoire. Le platine est donc extrêmement simple et se fera en une ou deux partie. La seconde ne sera pas forcément passionnante, mais lire l’objectif du trophée avant d’y être confronté gâche sérieusement le plaisir de découvrir l’histoire jusqu’au bout.

Video

 

Verdict

J’ai déjà abusé deux fois du jeu de mot, mais clairement Déraciné m’a dérouté. J’ai toujours un peu de mal avec ces histoires typiques du Japon, un peu décousues, avec beaucoup d’éléments sur les personnages, bien souvent anecdotiques. Et le jeu se met en place très doucement… Mais je dois reconnaitre qu’à un certain chapitre ma curiosité a été sérieusement piquée, et que je n’ai plus décroché avant la fin. Dans l’ensemble le jeu est tout de même plaisant, et la maniabilité très souple et fluide.

Je regrette surtout qu’il n’y ait pas de vrais éléments de collectibles qui justifieraient de fouiller partout à plusieurs reprise les lieux, et qui augmenterait la rejouabilité (avec un système de chapitrage). Cela reste une bonne expérience VR sans prise de tête.

Les :

  • Une histoire intéressante quand on arrive à son dénouement
  • Une maniabilité simple et efficace

Les :

  • Une histoire qui met du temps à se mettre en place
  • 2 PS Move obligatoires
  • Il manque un système de collectibles

SUGGESTION

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