Posté le 24 mai 2014 Par Dans PlayStation 3, Tests

[Test] [PS3] Gran Turismo 6

Pour ma part, je me suis arrêté à Gran Turismo 5, que j’avais pris tout en sachant que je serai déçu. Non pas que le jeu soit mauvais, mais qu’il ne me corresponde plus du tout, et que la licence ne parvienne pas à se renouveler et se remettre en question.

Pour le test de Gran Turismo 6, j’ai donc demandé à mon ami Zebuth21, grand amateur et spécialiste de voitures, de s’en charger. Verdict.

Je remercie PlayStation France pour l’envoie du jeu qui a permis la réalisation de ce test.

Ah, la saga des GT…. les possesseurs de PS1 gardent un souvenir ému de cette petite révolution que fût l’arrivée d’un tel jeu de voitures, sur les premières consoles capables d’offrir des performances dignes et un réalisme assez poussé.

L’ennui, c’est que le concept de réalisme et de qualité graphique au fil du temps ne suffit sans doute pas ou plus à attirer les foules de joueurs, aussi addicts soient ils aux jolies carrosseries….

Contact :

Tout d’abord, Polyphony Digital nous gâte avec une belle intro, des designers qui travaillent, des enfants à l’école, une musique douce. Le tout est très beau, comme dans un film américain, mais au final, ce n’est qu’une anecdote du jeu.

Passé cette intro, nous voilà sur la nouvelle interface pilote/machine, et force est de constater que le changement est assez radical avec GT5, sans pour autant apporter grand chose, tant visuellement qu’ergonomiquement, hélas.

Vous voilà donc contraints de démarrer avec peu d’argent, pas de permis. La différence est que pour une fois, vous pouvez acheter une voiture qui peut à peut prêt bien marcher d’emblée. Pour ma part ce sera une Cooper S, qui m’a suffit un bon moment pour monter et gagner de crédits et des étoiles.

Le système de permis est connu, reconnu et.. comme toujours, fastidieux à passer si l’on veut décrocher les précieux sésames, l’or à toute les épreuves. Chose qui m’a assez vite lassé, dès le premier opus. Tellement pénible que l’on ne s’y attardera pas ici.

Le principe des étoiles, que l’on accumule en remportant des courses dans chaque classe bien connues des joueurs de GT, ne sert qu’à donner un objectif de complétion de chaque classe pour ouvrir la suivante, je n’y ai pas vu d’autre intérêt, hormis pour les acharnés, qui essaieront d’avoir toutes les classes remplies à fond. Notons que l’obtention de permis ou la réalisation d’épreuve spéciales sont elles aussi au menu pour pouvoir par exemple passer de la classe B à l’iA.

Le gimkana ou plutôt le bowling géant consistant à renverser le maximum de cônes orange en un minimum de temps est drôle une ou deux fois, sans plus.

Notons la disparition des voitures d’occasion, on se retrouve donc avec tous les véhicules mélangés, avec parfois 10 ou 15 versions des mêmes à une ou deux broutilles prêt. Ceci est totalement idiot et gonfle artificiellement la liste des véhicules disponibles. En plus, les habitacles ne sont pas tous reproduits en détail, y compris pour les versions à peine différentes, on nage en plein rêve.

Une version de chaque détaillée à fond aurait été préférable,comme pour la MX5 : une de chaque style, NA, NB, et troisième génération aurait suffi.

Les gammes françaises sont à faire pleurer tellement elles sont datées elles aussi : Citroën C5 de préfecture de 2001, gamme Renault assez pauvre, il n’ont même pas détaillé tous les habitacles, et nous ne voyons par exemple ni la fameuse 205gti ou la Super 5 gt turbo, qui sont au moins aussi populaires que les RX7 ou autres Miata , Supra… on aura tout de même le plaisir de rouler en 8 Gordini ou Alpine a110 (choisissez bien, certaines n’ayant pas l’habitacle détaillé).

Les autres nations sont quant à elles bien représentées, et l’on a droit à quelques pépites très jolies, notamment dans les américaines et les italiennes. Pour autant, il vous faudra souvent faire abstraction du bruit des moteurs, peu fidèle dans 98% des cas.

La bande son est personnalisable, avec ou sans musique dans le jeu, les menus, les replays.

Les premiers tours de roue sont curieusement assez agréable, bien que la bande son pour un jeu qui se veut le simulateur ultime soit lamentable. En effet, lorsque vous écoutez le bruit des moteurs en vrai et leur rendu dans TOUS les GT depuis leur création, nos amis de P.D. n’ont jamais été capable de les reproduire dignement, alors que NFS ou même les TOCA sur PS2 étaient fidèles. Choquant, car quand on conduit avec une Ferrari ou une Nascar, la différence irl est notable, et bien là, une Nascar fait un bruit de vulgaire 4 cylindres, suffisant pour moi pour se détourner du jeu.

Graphiquement, c’est comme d’habitude, les effets de lumière, les reflets, et les véhicules sont quasi parfaits, il n’y a rien à redire là dessus, si ce n’est qu’on se régale toujours à regarder les voitures de son garage, une fois que l’on a compris comment naviguer dans ledit garage ; où l’on ne peut plus faire défiler les voitures les unes après les autres. On peut néanmoins agencer les véhicules dans des ordres divers et variés.

L’animation est elle aussi en progrès, malgré le défaut chronique des GT, à savoir une faible impression de vitesse pour qui ne joue pas en vue parechoc.

Le pire reste à venir avec le karting, les courses sur terre, les circuits et l’ I A :

Le karting : ces courses n’ont aucun intérêt, on est là pour jouer à un jeu de voitures, pas faire du kart. Pour ma part, je préfère jouer à Mario Kart quand je veux jouer au karting, c’est bien plus drôle.

Les courses sur terre, neige n’ont elles aussi aucun intérêt, toute voiture étant totalement inconduisible le mode patinette étant de mise, à croire que les développeurs ont savonné les roues !

Les circuits, et bien c’est là encore du vu vu vu vu et re re re vu, donc, on est tout de suite prêt à faire de bons chronos, puisque pour certains, cela va faire 20 ans qu’on les parcourt. Quand on connaît la richesse de certaines pistes, on se demande pourquoi avoir choisi une telle facilité et ne rien proposer de neuf ou presque.

C’est à se demander si ce jeu n’est pas exclusivement réservé aux joueurs les plus équipés d’entre nous, qui ont la chance et la place chez eux d’avoir un Playseat ou au moins un volant. Pour les vieux Geek ayant connu les Atari 2600 et autre videopac, donc habitués et amoureux de leurs pads, passez votre route.

Parlons à présent de nos chers concurrents virtuels… vous allez pouvoir vous agacer avec moult chicanes mobiles, à savoir les concurrents gérés par l’IA… alors là, artificielle, certainement, de là à parler d’intelligence, je pense qu’un bulot conduirait bien mieux. Ils freinent devant vous 300m avant le virage, ils vous serrent d’un seul coup , ou mieux, les voitures sont impossibles à rattraper jusqu’aux trois derniers virages, et semblent comme englués d’un coup, n’avancent plus, et vous leur reprenez 15 ou 20 secondes sans comprendre pourquoi… bref, le jeu online peut être salutaire, pour peu que l’on choisisse bien sa partie et qu’elle ne vire pas à la partie de grand 8.

D’autres bonus s’offrent à vous, comme la conduite de module lunaire, sans intérêt, d’autre fioritures qui n’apportent rien au genre… bref, ce GT6 est en effet pour moi l’ultime simulation de PDigital, celle de trop à mon avis, et ne justifie en aucun cas l’investissement d’une telle somme sur un jeu qui ressemble plus à une MAJ de GT5 qu’à autre chose.

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1 Réponse

  1. Ce test confirme la crainte que j’avais du jeu : il n’apporte vraiment rien d’intéressant par rapport à un GT5. J’ai bien fait de ne pas le prendre comme j’en avais envie au début.

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