Moss

Posté le 2 mars 2018 Par Dans PlayStation VR

[Test] [PSVR] Moss

Prenez un monde de petits animaux à la Sylvania, plongez-le dans un univers rempli de chevalier et de magie, en Harry Potter et le Seigneur des Anneaux, et vous obtenez Moss, une nouvelle licence développée pour le casque de réalité virtuelle PSVR. Partons à l’aventure de ce test.

Merci à Polyarc pour l’envoi d’un code du jeu pour la réalisation de ce test.

Je précise que les captures d’écran « écrasent » les scènes et ne rendent pas du tout honneur à l’impression de 3D et l’immersion que procure le jeu au PSVR.

Crédits

  • Plateforme : PS4 (support du test), PS4 Pro
  • Date de sortie : 27/02/2018
  • Développeur : Polyarc
  • Editeur : Polyarc
  • Type de jeu : action aventure
  • Nb de joueurs : 1
  • Online : Non
  • PEGI : 12
  • Périphériques : PlayStation VR obligatoire.

Histoire & Mode de jeu

Moss

Tout commence dans une immense bibliothèque qui semble toute droit sortit de l’école de Poudlard. Vous êtes devant un vieux grimoire et vous découvrez par le biais d’une voix narrative le contexte et l’univers de Moss. Pour faire bref, une société de petits animaux qui habitait une belle citée médiévale a du se réfugier dans la forêt et vivre plus modestement après un affrontement sanglant contre le méchant Sarffog, malgré l’aide d’héroïques créatures de la forêt et d’une pierre magique.

Un beau jour, Quill, une petite mais brave souris qui s’aventurait au-delà des limites imposées par ses pères, tomba sur un fragment de cette pierre, et par la même occasion sur vous, un Lecteur. Vous êtes là devant elle, comme une entité spectrale, et vous avez la possibilité d’interagir avec certains éléments. Ainsi, Quill et vous partez en mission pour tenter de comprendre et corriger le passé.

L’histoire de Moss est plutôt bien amenée et intéressante à suivre, bien que pas franchement originale si l’on s’intéresse aux livres et aux films d’Heroic fantasy? Mais ça n’en reste pas moins une belle histoire. A noter qu’il est possible de sélectionner des chapitres dès lors qu’ils ont été commencé.

Commandes & Jouabilité

Moss

Le gameplay de Moss est particulier puisque vous contrôlez 2 entités : vous-même, et Quill, la petite souris. Quand je dis vous-même, ça n’est pas tout à fait exact. Vous êtes présent en permanence et assistez à tout ce qui se passe, mais en déplaçant la manette dans votre salon vous contrôlez dans le jeu une sphère de lumière. Avec L2 ou R2, cette sphère servira à déplacer des objets dotés d’une aura ou d’un revêtement spécial. Ainsi, vous pourrez débloquez un passage pour Quill, lui ouvrir des portes etc. En combat, la sphère sera utile pour immobiliser voire contrôler des ennemis et ainsi donner un peu de répit à Quill. Si par malheur elle est blessée, vous pourrez la soigner, toujours avec la sphère. Accessoirement, vous pourrez aussi détruire des objets et faire des gratouilles à votre nouvelle copine.

Moss

Le reste de la manette vous permet de contrôler Quill, pour la déplacer, la faire sauter, grimper, ou donner des coup d’épée. Elle est plutôt agile et pourra se hisser le long des parois. Jeune et espiègle, elle aime aussi couper l’herbe et détruire des caisses et des tonneaux (si tant est que vous vous intéressez aux trophées).

Hormis pendant les combats et si vous voulez gagner du temps, vous n’avez généralement pas à contrôler Quill et la sphère de lumière en même temps. Les commandes sont donc relativement accessibles et rapidement intégrées. Le jeu alterne la plateforme et les énigmes. Ce n’est jamais insurmontable, mais il faut parfois prendre le temps de bien analyser la scène pour tout voir et comprendre ce qu’il faut faire. Le fait de jouer tel un spectateur dans une scène fixe est alors vraiment pratique, surtout en réalité virtuel. En effet, avec l’impression de 3D, et la possibilité de vous lever et de vous pencher pour regarder dans tous les coins vous donnent vraiment l’illusion d’être dans un monde fantastique mais réel. Et il faudra être observateur si vous voulez retrouver les 31 fragments cachés un peu partout.

Moss

Quill doit aussi affronter des ennemis, de vilains insectes aussi gros qu’elle et en armure. Bien que vous pouvez les ralentir avec la sphère, il est assez fréquent de se laisser déborder par le nombre et que Quill se fasse toucher. On a rapidement le réflexe de la soigner, mais cela l’immobilise un instant, durant lequel elle peut se faire à nouveau blesser. Il faut donc plutôt essayer de battre en retraite avant de panser ses blessures. Ces phases ajoutent un peu de difficulté et de tension, sans être insurmontables.

Moss

Graphisme & Animation

Qu’on se le dise, Moss est magnifique. Certes, on est sur un format PSVR, il y a des formes géométriquement un peu grossières quant il s’agit des décors alentours. Et encore, avec la distance ça ne choque pas. Mais pour tout ce qui est devant nous, la scène de jeu à proprement parler, c’est vraiment un rendu fabuleux. L’immersion est totale, l’impression de 3D bluffante. Le secret ? Plutôt que de proposer une vue subjective à la première personne avec des déplacements dans un univers en 3D, comme c’est le cas la plupart du temps pour des jeux VR, Moss nous place en vue à la première personne certes, mais comme assis devant une scène, spectateur d’évènements interprétés par Quill. Comme les décors sont fixes, leur réalisation est mieux maitrisée, et l’on évite les désagréments d’aliasing. Pour ceux qui ont réussi à jouer à Robinson The Journey sans être malade, vous aviez peut-être vu les mini-scènes de connexion électrique comme si l’on regardait une maquette de la zone où nous nous trouvions. Eh bien dans Moss c’est un peu cette impression, comme si l’on visitait un monde miniature au pays des Sylvania pour reprendre la comparaison de l’introduction. Et pendant qu’on en parle, aucune motion sickness ou sensation de malaise à déplorer ici avec la VR.

Et comme je l’évoquais dans le paragraphe sur le gameplay, l’impression d’être dans un monde imaginaire mais bien réel est encore plus forte dès lors que l’on regarde un peu partout, que l’on se lève pour voir dans un tronc d’arbre ou derrière une pierre. Sans compter que les environnements sont vraiment magnifiques, que ce soit la forêt, avec le village de Quill, ou les lieux un peu plus sombres que l’on découvrira ensuite.

Moss

Dans les scènes en extérieur, il y a des choses à découvrir même très loin, et en intérieur on peut découvrir des détails du sol au plafond.

Le plus impressionnant reste Quill, dont les animations sont d’un réalisme saisissant. On pourrait croire que Polyarc a réalisé de la motion capture sur une vraie souris capable de marcher sur 2 pattes et se battre avec une épée. Que ce soit quand on la déplace ou lorsque que d’elle même elle s’anime (« tape m’en 5 ! »), on jurerait qu’elle est vivante.

Moss

Bande son

La voix en français qui nous raconte l’histoire et qui nous accompagne tout au long de l’aventure est douce et comme familière (sans doute une voix que l’on a l’habitude d’entendre dans les séries télés). Les musiques et les sons renforcent l’immersion déjà bien implantée par le visuel. Rien à redire sur le sujet.

Durée de vie

C’est sans doute sur ce point que l’on peut attaquer le jeu, si l’on doit lui trouver un défaut. En effet, même en prenant le temps de bien observer chaque scène du jeu, je l’ai terminé en 3 heures la première fois. J’ai eu pas mal d’intuition pour les énigmes, peut-être que vous pourriez bloquer et mettre un peu plus de temps, ou moins si vous ne cherchez pas minutieusement les fragments cachés, mais n’espérez pas y passer 2 fois plus de temps sur votre première partie. Côté rejouabilité, le jeu est tellement bien que c’est un plaisir d’y rejouer une deuxième voire une troisième fois, s’il vous manque des trophées.

Trophées

Moss propose une liste de trophées comme je les aime. Une partie sont liés à la progression dans le jeu, une autre à des actions spécifiques mais dont la plupart sont assez intuitives, et pour les autres assez faciles à réaliser par la suite en découvrant la liste et en rejouant les chapitres. Les collectibles sont intéressants à chercher, mais si vous êtes observateur il est tout à fait possible de tous les trouver sur votre première partie. Reste à réaliser une partie complète sans mourir, ce qui peut se révéler délicat, à moins de connaitre une petite astuce dont je vous parlerai très vite dans un guide.

On aurait apprécié d’avoir à la sélection des chapitres un indicateur sur les collectibles obtenus/manqués, et éventuellement le fait d’être mort ou  non à l’instar des niveaux de LittleBigPlanet.

Video

 

Verdict


Moss est un énorme coup de cœur pour moi. Une aventure vraiment sympathique avec un personnage ultra attachant (Polyarc si vous me lisez, j’adorerai avoir une statuette de Quill), dans un univers magique auquel j’ai totalement adhéré et qui promet d’autres aventures par la suite.

Surtout, Moss est une excellente expérience de réalité virtuelle, qui ose sortir des schémas classiques. Cette situation de spectateur d’un monde miniature plus vrai que nature fonctionne à merveille, j’ai vraiment vécu l’aventure comme si j’y étais. Certes, le jeu est relativement court, mais il n’est pas non plus excessivement cher. Si vous avez un enfant (l’utilisation du PSVR est déconseillée aux moins de 12 ans) qui aime jouer et le monde de la magie, il sera émerveillé par Quill et le monde de Moss, assurément. Et l’enfant qui sommeille en chacun de nous aussi.

Les :

  • Le déroulement du jeu dans des successions de scénettes d’un monde miniature
  • Quill est ultra mignonne et attachante
  • La VR prend tout son sens avec ce jeu
  • La chasse au platine est plaisante et accessible

Les :

  • Pas de stats sur les collectibles/mort à la sélection de chapitre
  • On en voudrait plus

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