[Test] God Of War - Vavache.fr
God Of War

Posté le 24 mai 2018 Par Dans PlayStation 4

[Test] God Of War

Le God Of War nouveau est arrivé, et avec lui beaucoup de changements. Est-ce pour autant toujours un God Of War ? Le jeu mérite-t-il les notes quasi parfaite dont il a bénéficié dans la presse spécialisée à sa sotie ? Je vous donne mon avis, sans spoil.

God Of War

Merci à PlayStation France pour l’envoi d’un code du jeu pour la réalisation de ce test.

Crédits

  • Plateforme : PS4 (support du test), PS4 Pro
  • Date de sortie : 20/04/2018
  • Développeur : Sony Santa Monica
  • Editeur : Sony Interactive Entertainment
  • Type de jeu : Action aventure
  • Nb de joueurs : 1
  • Online : Non
  • PEGI : 18
  • Périphériques : PlayStation Vita ou autre support pour Remote Play (peu recommandé).

Histoire & Mode de jeu

Kratos vit désormais reclus en pays nordique avec son jeune fils Atreus. Cela fait quelques jours qu’ils préparent la cérémonie funèbre de sa femme. S’en suivra un voyage d’hommage qui ne se déroulera pas aussi bien que prévu.

Difficile de relancer une série qui a déjà eu droit à de nombreux épisodes, dont un qui faisait office de conclusion. Santa Monica relève le défi de manière plutôt habile et parvient à relancer la machine sur le plan scénaristique en repartant presque à plat, dans un nouveau lieu, avec une nouvelle mythologie, nordique, et donc tout un potentiel d’histoire et de dieux auxquels se confronter. Bon, autant vous le dire tout de suite, le studio en a gardé beaucoup sous le pied pour d’éventuels suites (et vu le succès du jeu il y en aura certainement), et cette première partie des nouvelles aventures de Kratos chez les vikings est presque trop timide, en comparaison aux précédents épisodes et le mal qu’il pouvait faire à chaque épisode dans l’arbre généalogique des dieux.

Il est important de savoir que si évidemment il sera plus confortable de connaitre les précédents jeux, ou au moins le passé de Kratos, ça n’est pas totalement indispensable pour apprécier et comprendre ce nouvel opus qui fait vraiment office de nouveau départ. Ne rien connaitre de l’ancien spartiate vous fera cependant passer à côté de quelques références et quelques temps forts du jeu.

God Of War

God Of War est proposé dans 4 difficultés différentes. Si vous vous lancez dans une des 3 premières, vous aurez la possibilité d’en changer par la suite. Pour les plus téméraires qui partiront en revanche dans la difficulté maximale, il faudra l’assumer jusqu’au bout ou recommencer.

Commandes & Jouabilité

Oubliez tout ce dont vous vous souvenez des commandes des précédents God Of War. Étonnement, malgré que mes dernières parties ne datent pas d’hier, j’ai eu quelques réflexes en début de partie, et ça ne donnait rien de bon. Oubliez les caméra fixes, le Kratos qui saute à tout va et fait des choses spectaculaires avec ses armes. A présent, la caméra suit le personnage, qui a des déplacements et des comportements plus naturels, plus « normaux ». Ce qui ne l’empêchera pas de pouvoir sauter au-dessus de précipices, de grimper sans se fatiguer, et de se battre avec de nombreuses techniques. Mais l’ensemble aura une dimension plus réaliste.

The Last Of God

A titre de comparaison, si vous y avez joué, souvenez-vous de votre découverte de The Last Of Us alors que vous aviez l’habitude d’Uncharted. Eh bien imaginez maintenant de passer à God Of War à The Last Of Us. Et la comparaison ne s’arrête pas à l’effet de lourdeur et réalisme du personnage. En effet, le God Of War nouveau emprunte bien plus à The Last Of Us. A présent vous êtes deux, Atreus vous accompagne, combat avec vous, parle avec vous. Si vous n’avez pas trop à vous occuper de lui lors des combats, vous pourrez en revanche lui demander de l’aide en appuyant sur une touche. Vous pourrez observer sa progression au cours de l’aventure, et apprécier de plus en plus son soutien, allant de paire avec l’amélioration de son équipement.

God Of War

Lors des phases d’explorations, des phases de dialogue s’engageront, et pourront se mettre en pause pour reprendre par la suite, de manière astucieuse comme dans les derniers Uncharted.

God Of War n’est plus God Of War ?

Étonnement, malgré les changements majeur d’orientation, on retrouve tous les ingrédients et l’essence des God Of War : des combats intenses et des finishs sanglants, de l’exploration avec des énigmes pour lesquels il faudra réfléchir, de la progression avec de la plateforme et pas mal d’embranchements et recoins pour y trouver des coffres de ressources. Et de ce point de vue, on est servi, peut-être même un peu trop. Moi qui aime cet aspect dans les jeux, à aller en premier dans les directions opposées de ce que suggère le jeu pour trouver des éléments cachés, à faire la cartographie du jeu dans ma tête, j’ai été servi avec ce God Of War et j’ai frôlé l’overdose tellement il y en a et tellement j’étais dans cette optique sur les 3/4 du jeu. Ça n’est d’ailleurs pas forcément le mieux à faire que de trop fouiller au début, car beaucoup de chemins ne sont pas complètement accessibles tant que vous n’avez pas progressé dans le jeu et débloqué des compétences ou des objets.

God Of War

Le monde semi ouvert de cet épisode a de très bons côtés, comme donner le sentiment de liberté de progression et d’exploration, et parvient à s’adapter dans les récompenses que vous trouvez pour améliorer vos compétences et votre équipements de manière progressive et cohérence. En revanche, à trop vouloir vous promener, vous risquez de tomber nez à nez avec  des ennemis bien trop costauds pour vous, ou des passages complètement bloqués.

Encore une fois, bien que le jeu prenne une toute nouvelle dimension, il parvient à proposer les mêmes ingrédients que les God Of War d’avant. Cela inclus même la notion de défi.

Beaucoup de contenu gratos

Il y a beaucoup d’éléments à intégrer dans le jeu, entre les collectibles, les ingrédients servant à améliorer vos équipements auprès de forgerons un peu particuliers, les objectifs de quêtes secondaire, assez nombreuses, les runes, les pouvoirs et l’expérience. Comme on est plus ou moins libre de faire ce que l’on veut quand ou veut, ou presque, cela donne un jeu très généreux.

Si le menu carte indique pour chaque zone ce que l’on a découvert et ce qu’il nous reste à découvrir, la lecture des informations n’est pas si simple, et compléter le jeu à 100% ne sera pas facile sans guide, tant certains éléments sont ratés ou mal gérés. Par exemple, il y a des corbeaux à tuer (51). Ils émettent un son particulier lorsque l’on passe pas trop loin. Sauf que certains sont à une distance telle du chemin que l’on ne les entend pas forcément, et qu’il est très facile de les manquer. Pas grave me direz-vous, puisque l’on peut assez facilement revenir à une zone et la revisiter à notre guide, merci les déplacements rapides. Oui, sauf que si dans la dite zone vous n’avez trouvé aucun corbeau, vous ne saurez pas s’il vous manque un corbeau ou autre chose, le menu indiquera simplement qu’il y a un élément non découvert.

God Of War

De même que des trésors, à trouver après avoir trouvé des cartes avec des indices sur l’emplacement, ne comptent pas dans le % d’exploration d’une zone, et que vous aurez donc sans doute à revenir dans une zone découverte à 100%.

Vous allez me dire que ces éléments ne concernent pas tous les joueurs ou peuvent facilement être réalisés à l’aide d’un guide, il n’empêche que tout ces éléments auraient pu être mieux intégrés dans le jeu pour éviter à ceux qui aiment et veulent chercher par eux-même de s’arracher les cheveux pour les derniers % de progression.

Ça va trancher chéri

Kratos a tiré un trait sur son passé et s’est mis aux coutumes locales. C’est ainsi qu’il a hérité de sa défunte femme d’une hache ayant des pouvoir semblables à ceux du marteau de Thor. En effet, il peut la lancer, et l’a rappeler à sa main quand il le souhaite. La gymnastique n’est pas évidente au début et dans un combat face à de nombreux ennemis il ne sera pas rare d’oublier de la rappeler. Heureusement, Kratos se débrouille plutôt bien à main nue, d’autant qu’il s’aide d’un bouclier, aussi bien pour donner des coups assommant que pour parer les attaques. Là aussi on retrouve des techniques des anciens God Of War, et si vous parez avec un bon timing au dernier moment, vous pourrez renvoyer l’attaque parée sur l’ennemi.

Kratos n’a pas oublié non plus sa rage d’antan et elle sera bien utile en cas de difficulté pour reprendre l’avantage du combat.

Pour en revenir à la hache, en plus d’être fidèle à son maitre, elle possède un pouvoir givrant qui sera utile en combat, combiné à des runes d’attaques spéciales, mais aussi lors des phases d’exploration pour geler un mécanisme.

C’est sur que cela change des lames d’Athena et des autres armes utilisées dans le passé, et qu’il n’est pas évident au début de gérer le lancer, la récupération, l’ordre donné à Atreus pour tirer les flèches de son arc et les parades. Ajoutez à cela des roulades d’esquive, et lorsque vous avez plusieurs ennemis tout autour de vous, dont vous n’en voyez qu’une partie, il est facile de se mélanger les pinceaux. J’avoue avoir d’ailleurs du mal à gérer les ennemis dans mon dos, malgré les indications de danger qui s’affichent à l’écran. Et il n’est pas toujours évident dans ces situations de se replacer et de replacer la caméra de manière à mieux appréhender la scène. Il y a bien un système pour cibler la vue sur un ennemi, mais ça ne fonctionne pas parfaitement, et même s’il n’y a qu’un ennemi, pour peu qu’il soit très mobile, le ciblage s’arrête très facilement.

God Of War

Le système de compétence d’attaque à débloquer avec l’expérience, en parallèle des attaques spéciales sous forme de runes à placer sur les armes est bien pensé et l’on peut améliorer le tout selon nos convenances. A cela vient s’ajouter des pièces d’armures, à fabriquer à l’aide de ressources que l’on ramassera dans des coffres ou vers des dépouilles. Il y a des équipements basiques, et d’autres plus puissants mais également plus compliqué à fabriquer. Vous n’aurez pas d’autre choix que de sortir des sentiers battus et de progresser dans les quêtes secondaires. Malheureusement, comme souvent dans ce genre de cas, on fini par obtenir le meilleur équipement vers la toute fin de phases de farm pas franchement passionnantes, et surtout à un stade du jeu où l’on a plus grand chose voire plus rien à faire.

God Of War

Les QTE nous ont quitté

Je dis depuis le début que malgré les changements, ce God Of War a su garder l’essence des premiers jeux. C’est vrai, mais il faut se rendre à l’évidence, le jeu a également bien pris les tendances du moment. J’entends par là que des éléments ont été simplifiés, pour ne pas se prendre le chou. C’est ainsi que les fameux QTE, ces enchainements de touches à réaliser dans le bon timing pour achever un ennemi font place aujourd’hui à une simple touche de déclenchement d’une séquence. La scène s’apprécie tout autant, on est juste plus passif.

Une difficulté mal dosée

Si la progression dans l’histoire se fait plutôt bien (je dis ça mais comme je fouillais beaucoup, j’étais plutôt bien équipé à chaque fois), il y a toute fois des moments dans le jeu, vers la fin, qui auront une toute autre dimension et qui vous feront penser que la difficulté du jeu a été changée à votre insu. Ça n’est pas forcément une mauvaise chose que d’avoir un peu de challenge, mais quand en jouant en normal j’ai parcouru tout le jeu sans trop de difficulté, sauf à rencontrer des ennemis d’un nouveau pour lequel je n’étais pas prêt sur le moment, c’est plutôt agaçant de buter contre des boss particuliers, à devoir s’y reprendre plusieurs fois jusqu’à connaitre leur pattern sur le bout des doigts et à avoir sur soit une pierre de résurrection dont je n’avais pas eu l’usage auparavant.

Certes, la satisfaction à l’issue du combat est bien là, mais ces quelques combats particuliers sont vraiment en décalage complet avec tout le reste du jeu. Je n’ose même pas imaginer dans la difficulté maximum.

Graphisme & Animation

God Of War sur PS4 est absolument magnifique. Plus que cela, c’est une vraie claque technique, et de voir comment le jeu parvient à tout enchainer sans chargement ni même sans changement de plan, avec d’habiles rotations et mouvements de caméra, pour faire comme si tout n’était qu’une seule séquence, c’est juste bluffant.

Vous m’excuserez, je ne suis pas un adepte du mitraillage de captures d’écran lorsque je joue. J’en fais un peu pour le test, j’essaie de ne pas spoiler, et pour le reste j’apprécie sur l’instant. Ce que j’ai à vous montrer est donc très loin de représenter tout ce que le jeu a dans le ventre.

God Of War

Les décors sont relativement variés, très biens finis, détaillés, colorés, avec de jolis effets de lumière. Et encore, je n’ai joué que sur PS4 sur un écran HD. Mes camarades qui jouent sur PS4 Pro ont été scotchés, le HDR est divinement exploité si j’en crois leurs retours.

Pour les plus mordus, un récent patch a ajouté un mode photo ultra complet puisqu’il est même possible de modifier l’attitude des personnages.

Bande son et langue

Le jeu est par défaut en vf mais vous pourrez changer la langue. J’ai trouvé la VF de très bonne facture, mais il semblerait que la VO offre une dimension quelque peu différente, rien que dans le rapport entre Kratos et Atreus. S’il l’appelle par son prénom dans la VF, en VO Kratos se contente bien souvent d’un boy. Et cette petite différence n’est peut-être pas si innocente que l’on pourrait le penser.

Les autres protagonistes ne sont pas en reste, et la façon de nous amener dans l’univers de la mythologie nordique comme je l’évoquais tout à l’heure avec des histoires courtes qui pouvaient être mise en pause pour reprendre au passage calme suivant, il faut reconnaitre que c’est plutôt bien pensé.

Côté musique, le jeu nous offre quelques temps forts avec une musique épique à souhait, avec l’orchestre et les chœurs qui vont bien, et pour les phases de jeu plus posées, la musique sait se taire ou se faire discrète.

Carton rouge en revanche sur l’interface, ou plutôt les textes de l’interface, beaucoup trop petits. Même après un patch sensé corriger cela, il fallait parfois s’approcher de l’écran pour pouvoir lire les explications, ou y renoncer de fatigue. A se demander s’il y a encore des testeurs dans les équipes qui développent les jeux vidéo.

Durée de vie

Comme j’ai pu l’évoquer précédemment, le jeu est plutôt généreux en contenu. Après, tout dépendra de votre façon de jouer et de vos objectifs. J’avoue ne pas avoir compté les heures passées dessus, et surtout j’ai vraiment cherché à fouiller au maximum chaque zone pour éviter d’avoir trop à y retourner par la suite. Celui qui trace en ligne droite en se focalisant sur l’histoire y passera fatalement moins de temps, mais je pense que même dans ce cas là on dépasse les 15 heures de jeu. Pour faire le tour de tout ce que God Of War a à offrir, on dépasse sans souci les 30 heures de jeu.

God Of War

Trophées

La liste de trophées de God Of War vous amène à faire l’histoire mais aussi à découvrir et débloquer tout les à côtés du jeu. C’est le genre de liste qui vous fera jouer quelques heures avant que le premier trophée ne tombe, et ce ne sera que vers la fin que vous débloquerez la plupart. Premier point à noter, et c’est une première dans la série, il n’y a aucun trophée lié à la difficulté. Bien que j’ai obtenu les platines de tous les précédents opus, j’avais être soulagé de ne pas avoir eu à affronter les ennemis coriaces dont je parlais tout à l’heure dans la difficulté maximale.

Hormis les trophées liés à l’histoire, vous devrez améliorer une partie de votre équipement (pas nécessaire tout), et trouver tous les collectibles (pas forcément tous les équipements) et explorer toutes les zones. Le jeu propose bien des objectifs liés à des éliminations particulières, mais il n’y a pas de trophée lié à cela. Pourtant, en jouant normalement sans jamais regarder cette liste d’objectif de combat, je les ai tous débloqués sauf 2 très basiques mais pas forcément naturel.

Bref, le platine est abordable, surtout en gardant à l’esprit que la difficulté peut être changée et qu’il existe toute sorte de guides et vidéos si vous bloquez. Pour ma part j’ai réussi à l’obtenir sans aide ni guide, et je suis loin d’être un spécialiste des combats.

Video

 

Verdict

Je ne vous cache pas que j’ai eu des difficultés à rédiger ce test et donner mon avis. A vrai dire, je suis partagé. God Of War est un jeu magnifique, techniquement impressionnant, généreux dans son contenu, qui renouvelle une licence culte, en parvenant à la mettre en conformité avec les standards actuels, tout en conservant les ingrédients qui ont fait son succès dans les précédents épisodes. J’avais de grosses craintes à ce sujet et je dois reconnaitre que je suis très surpris de retrouver autant d’éléments des anciens God of War dans ce jeu pourtant bien différent sur bien des aspects.

Malgré tout, je n’ai pas été totalement emballé, jamais je n’ai vraiment été surpris ou pris aux tripes, jamais je n’ai eu de claque. Je trouve cette introduction dans la mythologie nordique trop timide, j’aurais aimé voir plus de choses. Peut-être aussi que le fait de moins connaitre cette mythologie en comparaison à la Grecque a joué sur l’immersion. Et pourtant, bien que pas séduit au point de mettre au jeu un 20/20 comme beaucoup, j’y retournais avec plaisir chaque soir et j’avais beaucoup de mal à m’arrêter de jouer. Il reste des mécaniques de jeu à affiner, ajuster, pour arriver à un résultat que l’on pourrait juger de parfait.

Et puis je ne l’ai pas précisé en préambule, mais God Of War a eu droit à de nombreux patchs correctif dès sa sortie, quasiment un tous les jours durant les premières semaines. J’ai commencé à joué en version 1.03 pour finir en 1.21. C’est très bien de savoir qu’il y a un suivi et que le confort de jeu est renforcé, mais il faut aussi reconnaitre que le jeu n’était pas exempt de défauts.

Les :

  • Une claque visuel et technique
  • L’essence de God Of War conservée dans un jeu moderne
  • Le début d’une nouvelle ère God Of War très prometteuse

Les :

  • Les textes trop petits à l’écran (même après les mises à jour)
  • Trop d’embranchements et de collectibles inutiles et mal cartographiés
  • Une première rencontre avec les divinités du pays nordique trop timide

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